🎯 L’ESSENTIEL À RETENIR
- Circuit visiteur : L’Île, Jonquières, Ferrières, les canaux, le Miroir aux oiseaux. 48 h dans les trois cœurs ; 4 à 7 jours si La Couronne ou Carro.
- QPV 2024 : Canto Perdrix, Mas de Pouane, Notre-Dame des Marins, Boudème–les 2 Portes–Bargemont. SIG : 7 577 habitants (15,6 % de la population municipale). Label revenu, pas une carte du danger.
- Ces cités sont des adresses d’habitants. Vous n’y avez aucun monument à cocher, hors la chapelle vue de jour.
- Gare SNCF : passage. Sac fermé, bus ou taxi vers l’hôtel. On ne s’attarde pas le soir avec une valise.
- Paradis Saint-Roch n’est pas un QPV 2024. Les forums le collent trop vite sur les listes, parce qu’il jouxte la gare.
Martigues tient deux jours entre les canaux. Une semaine si l’on pose une base et que l’on ajoute une plage de la Côte Bleue. Les fils d’entraide parlent trop vite de quartiers sensibles. Le mot tombe sur des cités où des gens vivent, loin des quais et du Miroir aux oiseaux.
Je ne dresse pas de liste noire. L’Île, Jonquières, Ferrières : c’est là que vous serez. Le reste, ce sont des adresses d’habitants, une colline, une gare. On y passe. On n’y cherche pas l’hôtel au hasard du nom.
Quels quartiers sensibles à Martigues ?

Photo : Wikimedia Commons / CC BY-SA
Pour 48 heures à une semaine, restez sur L’Île, Jonquières, Ferrières et les canaux. Canto Perdrix, Mas de Pouane, Notre-Dame des Marins et Boudème–les 2 Portes–Bargemont sont des quartiers prioritaires : des cités d’habitants, classées sur le revenu. À la gare, sac fermé. On ne s’attarde pas le soir avec une valise.
Les quais colorés tiennent dans la même famille que d’autres endroits paradisiaques en France : on y vient pour l’eau, la lumière, une table. Pas pour « tester » une cité. Si l’adresse n’est ni un canal, ni Ferrières, ni Jonquières, ni une plage de La Couronne, ouvrez la carte avant de payer.
L’Île, Jonquières, Ferrières : le séjour
Martigues, c’est trois cœurs séparés par l’eau. L’Île au milieu. Jonquières côté sud, places, ponts, le Miroir aux oiseaux. Ferrières de l’autre rive, plus urbain : théâtre, cinéma, quais animés l’été. C’est le circuit. Quarante-huit heures suffisent pour le traverser à pied. Cinq à sept jours laissent une crique à l’ouest.
En juillet et août, les quais se remplissent. Sac devant. Téléphone pas cinq minutes en l’air pour une photo de façade. Le soir, les rues principales restent éclairées, les terrasses bruyantes. Une chambre sur le canal, c’est l’ambiance. C’est aussi les voix jusqu’à minuit et les valises sur les ponts.
Jonquières n’est pas un quartier prioritaire. C’est le noyau provençal, avec ses recoins, ses marchés, ses cafés. Comme n’importe quel centre ancien, on évite de laisser un sac visible dans la voiture et l’on rentre par les rues passantes. Ferrières a des poches plus calmes et des arrières moins jolis : on reste sur les quais, on ne s’invente pas une exploration d’immeuble à 23 h.
Quatre quartiers prioritaires : un label, pas une visite
Le SIG Politique de la ville compte, pour 2024, quatre périmètres à Martigues : Canto Perdrix, Mas de Pouane, Notre-Dame des Marins et Boudème–les 2 Portes–Bargemont. 7 577 habitants y vivent, soit 15,6 % de la population municipale. Le critère, c’est le revenu. Pas un taux d’agressions collé sur une carte touristique.
Canto Perdrix s’étend à l’est, loin des canaux, entre voies, collines et logements collectifs. Mas de Pouane est plus excentré, un tissu d’immeubles des années 1970, des allées, des parkings. Boudème–les 2 Portes–Bargemont entre dans la géographie 2024 : encore une cité d’habitat, pas un circuit. Vous n’avez aucune raison d’y poser l’hôtel « pour voir la vraie ville ».
Traverser en voiture ou en bus vers la gare, un rendez-vous, un équipement : oui. Chercher un logement au hasard du nom, non. Vous venez pour l’eau et les trois cœurs. Ces adresses n’ont ni Miroir aux oiseaux, ni plage.
Gare, colline, chapelle : ne pas tout mélanger
La gare SNCF n’est pas un quartier à fuir. C’est un quai, des bus, des voyageurs pressés. Elle se tient au nord, hors des canaux. Dès qu’une valise reste ouverte, quelqu’un peut la regarder trop longtemps, ici comme ailleurs. Bus, taxi de station ou application. Direction l’hôtel. Pas un tour des rues de côté à 22 h avec le sac à dos ouvert.
Paradis Saint-Roch jouxte cette gare. Les listes le rangent encore parmi les « quartiers à éviter ». Ce n’est pas un QPV 2024. C’est un secteur d’habitat, dense, près des voies. On le traverse pour arriver. On n’y flâne pas le soir avec une valise. Ce n’est pas une raison de rayer Martigues.
La chapelle Notre-Dame des Marins domine la ville. La vue, de jour, appartient au séjour. Le QPV du même nom, c’est le logement autour, sur la colline. On monte voir la chapelle. On redescend vers le canal avant la nuit. On ne confond pas un belvédère et une cité. Les parties hautes mal éclairées, je les laisse, comme n’importe quelle colline que je ne connais pas.
Où poser le sac
Une chambre sur L’Île ou à Jonquières, c’est l’eau sous la fenêtre. C’est aussi le bruit d’été. Ferrières, côté quais, reste pratique pour le théâtre et les tables. Un cran plus calme : un peu en retrait des ponts, toujours à pied du canal. Près de la gare, le train : utile, moins de façades peintes sous le balcon.
Un soir sur les quais, après le Miroir aux oiseaux, ça tient comme un week-end insolite en amoureux : une table, une promenade éclairée, le retour à l’hôtel. Pas une impasse inconnue à 2 h. Avec un enfant, les ponts et les quais se marchent à condition de partir léger, goûter, et de ne pas tout faire à 14 h en août, le même réflexe que pour une randonnée avec bébé.
À l’ouest, La Couronne et Carro changent d’échelle : criques, vent, familles. Une base ici, Martigues-centre en sortie, ça tient mieux qu’une chambre collée à une rue de bars en août. On rentre de jour si l’on roule. On ne laisse rien sur la plage, même « deux minutes ».
| Secteur | Pour un visiteur | Ce que je fais |
|---|---|---|
| L’Île / Jonquières / Ferrières | Circuit, 48 h | Tôt le matin, sac devant, hôtel dans ou juste hors les canaux |
| La Couronne / Carro | Plage, 4 à 7 jours | Base plus calme, centre en sortie |
| Gare SNCF | Passage | Bus ou taxi, on ne s’attarde pas avec une valise |
| Chapelle Notre-Dame des Marins | Vue, de jour | On monte, on redescend vers le canal |
| Canto Perdrix, Mas de Pouane, Notre-Dame des Marins, Boudème | Pas un circuit | On n’y cherche ni hôtel ni visite, sauf motif précis |
Avant de partir
- Une seule base : canaux, Ferrières ou Côte Bleue. Pas cinq adresses en cinq nuits.
- Quais en saison : sac fermé, rues éclairées le soir, on rentre.
- Gare : on traverse. On ne s’installe pas à Paradis Saint-Roch « pour voir ».
Les quartiers sensibles à Martigues, pour un séjour, tiennent en peu de choses : une cité résidentielle prise pour un circuit, la gare trop tard avec une valise, une colline confondue avec la chapelle. Les canaux, une plage, et vous avez le temps de voir l’eau changer de couleur.