🎯 L’ESSENTIEL À RETENIR
- Les plages d’Algérie sont méditerranéennes, pas tropicales : on se baigne surtout de juin à septembre.
- Visa consulaire obligatoire pour les Français : ce n’est pas un week-end improvisé, plutôt 7 à 10 jours sur une seule côte.
- À l’ouest, Madagh 1 et 2 (Oran / Aïn Témouchent) : deux criques, forêt, environ 1 h 30 d’Oran.
- À l’est, Béjaïa, Tichy et la Plage rouge de Ziama-Mansouriah tiennent le séjour le plus marqué par le relief.
- Juillet-août saturent les plages publiques ; juin et septembre se tiennent mieux, surtout en semaine.
De vieux textes placent encore l’Algérie sous un soleil d’équateur. Le littoral, lui, est méditerranéen : été sec, mer claire, week-ends d’août très remplis. Les plages d’Algérie tiennent un séjour de sept à dix jours, pas 48 heures. Visa au consulat, vol, puis une seule côte.
Trois bouts de mer que je garderais : Madagh à l’ouest d’Oran, la Kabylie maritime autour de Béjaïa, et la bande d’Alger si vous atterrissez à Houari Boumédiène.
Quelle côte choisir parmi les plages d’Algérie

Les plus belles plages d’Algérie s’étalent sur la Méditerranée, d’Oran à Jijel. Pour 7 à 10 jours, tenez-vous à une côte : Madagh et l’ouest oranais pour les criques, Béjaïa-Tichy-Ziama pour le relief kabyle, Zéralda si vous restez près d’Alger. Juillet-août sont chauds et denses ; juin et septembre se marchent mieux.
Quatorze wilayas côtières, des centaines de plages : tout vouloir, c’est passer la semaine en voiture. Un vol vers Oran, Alger ou Béjaïa, puis une location, suffit. Le ferry depuis Marseille existe aussi, plus lent, plus utile si vous emportez du matériel.
Si vous voulez d’abord une Méditerranée sans visa, nos endroits paradisiaques en France tiennent encore un week-end. L’Algérie demande le consulat et une vraie semaine sur place.
Madagh et l’ouest oranais
Madagh n’est pas « la plage d’Oran ». C’est un ensemble de deux criques, Madagh 1 et Madagh 2, à la limite des wilayas d’Oran et d’Aïn Témouchent, environ 1 h 30 à l’ouest de la ville, vingt minutes après Les Andalouses. La route longe la forêt, descend, et on arrive sur du sable encadré de falaises.
Les Oranais y vont le week-end d’été. En semaine, ça se calme. Parasols, tables, un oued entre les deux plages. Par temps clair, on aperçoit les îles Habibas, réserve marine depuis 2003. Prévoyez de l’eau et de l’ombre : pas de front de mer continu, et mieux vaut rentrer avant la nuit si vous n’êtes pas logés à proximité.
Oran, deuxième ville du pays, sert de base : vol, hôtels, restaurants. Trouville ou Les Andalouses sont plus équipées, plus bruyantes. Madagh, c’est l’échappée. Sept jours tiennent : trois nuits en ville, le reste plus près de la côte ouest.
Autour d’Alger : Zéralda et la bande ouest
Vous atterrissez à Alger. La mer n’est pas loin, mais le centre n’est pas une station. Zéralda, à l’ouest de la capitale, concentre plusieurs plages fréquentées par les Algérois, dont Sable d’Or. Juste à côté, Staouéli (Plage Azur, Sidi Fredj) allonge la même bande.
C’est le format le plus simple : moins de route, plus de monde le week-end, des complexes et des plages familiales. L’eau est la même Méditerranée. Le décor l’est moins que Madagh ou Ziama. Je le garde si le séjour est court, ou si vous mélangez ville (Casbah, musées) et bains l’après-midi. Sur dix jours, je n’y passerais pas toute la semaine.
Béjaïa, Tichy et la Plage rouge
L’est kabyle change le paysage : montagne qui tombe dans la mer, cap Carbon, golfe de Béjaïa. La ville portuaire a plusieurs plages accessibles, dont Sidi Abdelkader, le Sahel et les Aiguades. On s’y baigne, on y mange du poisson, on rentre en ville le soir.
Tichy, un peu à l’est, est une vraie station : quelques kilomètres de plaine côtière, hôtels, locations d’été, familles de Sétif ou de Constantine dès les vacances scolaires. L’eau est peu profonde sur une partie du front. Ça plaît aux enfants. Ça se remplit en août.
Plus vers Jijel, Ziama-Mansouriah (Boublatène) a sa Plage rouge : sable ocré, eau claire, végétation derrière. C’est le cliché que l’on voit le plus, et pour une fois il n’est pas usé. La route côtière est belle et lente. Un séjour de huit jours peut tenir sur Béjaïa comme base, avec Tichy et Ziama en allers-retours, sans chercher à rejoindre Oran.
Tichy marche bien en famille. Si vous voulez le Maghreb avec plus de clubs et moins de visa, des vacances au Maroc en famille se calent souvent plus vite. L’Algérie se gagne au consulat, puis sur une côte à la fois.
Marsa Ben M’Hidi, au bout de l’ouest
Tout à l’ouest, dans la wilaya de Tlemcen, Marsa Ben M’Hidi est un petit port de pêche collé à l’Oued Kiss, frontière avec le Maroc. La plage, la marina, la colline de Sidi Allouch : on vient pour le bout du littoral, pas pour une offre hôtelière dense.
Inutile d’y coller un premier séjour si vous atterrissez à Alger. Depuis Oran, oui, si vous aimez les côtes peu équipées et que la route ne vous rebute pas.
| Côte | Plages | Accès | Durée utile |
|---|---|---|---|
| Ouest oranais | Madagh 1 et 2 | Vol Oran + voiture | 7 à 10 j |
| Alger ouest | Zéralda, Staouéli | Vol Alger | 4 à 7 j, mixte ville |
| Kabylie maritime | Béjaïa, Tichy, Ziama | Vol Béjaïa ou route | 7 à 10 j |
| Extrême ouest | Marsa Ben M’Hidi | Route depuis Oran / Tlemcen | Détour, pas un premier séjour |
Avant de partir
- Visa touristique au consulat algérien de votre lieu de résidence ; les Français n’entrent pas sans.
- Une côte, un aéroport, une voiture : Oran pour Madagh, Béjaïa pour l’est, Alger seulement si la ville vous intéresse.
- Déclarez les devises dès 1 000 € à la douane ; l’été, visez juin ou septembre plutôt que la mi-août.
En 2026, les plages d’Algérie restent une Méditerranée peu balisée pour un voyageur français hors famille. Visa, une semaine, une côte.