Côte Amalfitaine : 5 arrêts pour une mini-évasion

Côte Amalfitaine : 5 arrêts pour une mini-évasion

Mis à jour le : 24 septembre 2026 — Article écrit par Inès

🎯 L’ESSENTIEL À RETENIR

  • Costiera Amalfitana, province de Salerne : une cinquantaine de kilomètres de SS163, UNESCO depuis 1997. Treize communes, pas de train sur la côte.
  • Quatre à sept jours, une base. Train jusqu’à Salerne, ferry vers Amalfi ou Positano. La voiture, je la laisse.
  • En 2026, plaques paires/impaires sur la SS163 (10 h–18 h) les jours chargés. Caravanes interdites une grande partie de la journée.
  • Cinq arrêts tiennent : Positano/Praiano, Furore et Conca, Amalfi/Atrani, Ravello, Vietri-Cetara. Juillet-août, je les évite.
  • Sentiero degli Dei : Bomerano (Agerola) → Nocelle, 3–4 h. Ravello Festival 2026 : 4 juillet–5 septembre, Villa Rufolo.

La côte Amalfitaine, Costiera Amalfitana, est un versant de Campanie, au sud de la péninsule sorrentine. Falaises, citronniers en pergola, treize communes. Positano d’un côté, Vietri sul Mare de l’autre. On la photographie trop souvent depuis un car arrêté. Elle se tient mieux à pied et par bateau.

Je la prends hors juillet-août quand je peux. Mai, juin, septembre 2026 restent marchables. Quarante-huit heures : Amalfi et Positano. Cinq jours si Ravello et le fjord de Furore glissent. Dix si le Sentiero degli Dei et Vietri entrent.

Comment visiter la côte Amalfitaine

Villages accrochés aux falaises de la côte Amalfitaine, mer Tyrrhénienne

Photo : Wikimedia Commons / CC BY-SA

La côte Amalfitaine se visite en 4 à 7 jours depuis une seule base, mieux par la mer que par la SS163. Train jusqu’à Salerne, ferry vers Amalfi ou Positano. Quarante-huit heures tiennent les deux ports. Cinq jours ajoutent Ravello et Furore. Juillet-août saturent la route ; mai, juin et septembre 2026 restent plus calmes.

Une chambre à Praiano, à Salerne ou à Amalfi, le ferry le matin, un village par jour : le rythme d’un week-end insolite en amoureux, sans changer d’hôtel. La chose à ne pas faire, c’est d’emprunter la SS163 à 11 h en août avec une voiture de location. Files, plaques paires ou impaires selon le jour (10 h–18 h les dates chargées), parking introuvable. Vérifiez l’ordonnance du Distretto Turistico Costa d’Amalfi avant de prendre un volant.

DuréeCe que je faisCe que je laisse
48 hFerry, Amalfi, Positano, un soir en ruelleRavello, Sentiero, Pompéi le même jour
4 à 7 jours+ Ravello, Furore, Conca, AtraniLa SS163 en pleine après-midi d’août
8 à 10 joursSentiero degli Dei, Vietri, CetaraPompéi et Paestum collés à la côte

Il n’y a pas de gare entre Positano et Vietri. Salerne a le Frecciarossa et le quai. Sorrente a la Circumvesuviana depuis Naples. L’aéroport Salerne Costa d’Amalfi (QSR), à Pontecagnano, rapproche l’est. Un camping-car sur cette corniche, c’est la même erreur qu’un premier grand voyage en camping-car mal cadré : le véhicule reste trop large pour la route. Les caravanes et les attelages sont interdits une grande partie de la journée.

Positano et Praiano

Positano descend la falaise en étages. Maisons collées, ruelles en escalier, coupole de Santa Maria Assunta au milieu. En bas, Spiaggia Grande. Un peu plus à l’ouest, Fornillo, à quelques minutes du quai des hydrofoils. Les sandales et le lin se vendent partout. Je m’y arrête tôt, ou le soir. À midi en août, c’est un couloir.

Ce n’est plus un village de pêcheurs. Ça se voit. Ça se paie. Les valises à roulettes coincées dans les marches, je les vois tous les étés. Chaussures plates. Une heure ou deux tiennent le centre. Une nuit, si le budget suit. Pas trois restaurants « vue mer » le même soir.

Praiano, à moins de dix kilomètres, est plus bas, plus calme. Vettica en haut, Marina di Praiano près de l’eau. Gavitella et Marina di Praia : petites plages, restaurants de poisson. Capri en fond, souvent, au coucher du soleil. J’y dors plus volontiers qu’à Positano. Le SITA passe. Le ferry aussi, selon la saison.

Furore, Conca, Grotta dello Smeraldo

Le fjord de Furore (Marina di Furore) est une entaille étroite, creusée par le torrent Schiato qui descend des monts Lattari. La SS163 le traverse sur un pont, une trentaine de mètres au-dessus de l’eau. Un escalier mène aux maisons de pêcheurs. Le village lui-même n’a pas de centre : les maisons sont éparpillées vers 600 m. On le rate si l’on ne descend pas.

Juste après, Conca dei Marini, petite commune, citrons, tomates cerises, ancienne pêche au thon (arrêtée en 1956). Marina di Conca : environ 300 marches, ou le bateau depuis Amalfi. La Grotta dello Smeraldo, découverte en 1932 par le pêcheur Luigi Buonocore, se visite en barque à rames. Ascenseur depuis la SS163, ou mer depuis Amalfi. L’entrée se paie sur place. Mer formée : fermeture sans préavis. Vingt minutes dedans. Je ne construis pas la journée autour.

Le Sentiero degli Dei part de Bomerano, hameau d’Agerola, vers Nocelle au-dessus de Positano. Trois à quatre heures, 500 à 650 m, cailloux, crête. Chaussures fermées, eau, départ matinal. Les mêmes réflexes que pour une randonnée avec bébé tiennent ici, même sans enfant : peu d’affaires, redescendre dès que la chaleur tape. Juillet, je commence à 7 h ou je reporte à septembre.

Amalfi et Atrani

Amalfi a été une république maritime, avec Pise, Gênes et Venise. La ville d’aujourd’hui est petite. Le Duomo di Sant’Andrea ouvre la piazza. L’Arsenal raconte la flotte. Le musée du papier occupe un ancien moulin : les torrents des Lattari ont fait tourner cette industrie jusqu’au milieu des années 1950. Après la visite, la Valle dei Mulini se marche. Le port, Molo Pennello, est le vrai nœud de la côte : ferries vers Positano, Salerne, Minori, Maiori, Cetara.

Atrani est collée, 0,12 km², quelques centaines d’habitants entre le mont Aureo et la vallée du Dragone. On y va à pied depuis Amalfi. San Salvatore de’ Birecto, où l’on couronnait les ducs, et Santa Maria Maddalena, coupole et clocher. Ruelles étroites, façades superposées. Tôt le matin, avant les cars. La régate des Républiques maritimes part encore de ces eaux, une année sur quatre.

Amalfi pour le port et le Duomo, Atrani pour les venelles, Ravello pour l’air. Inverser un 48 h, c’est rentrer sans avoir quitté le quai.

Ravello, au-dessus de la mer

Ravello est à plus de 300 m. Plus frais, plus calme, bus depuis Amalfi. Villa Rufolo : jardins, belvédère, concerts d’été. Le Ravello Festival 2026 (74e édition) tient du 4 juillet au 5 septembre, surtout sur le belvédère ; billets sur ravellofestival.com. Villa Cimbrone est un hôtel ; le jardin et la Terrasse de l’Infini se visitent. Le Duomo ferme la piazza. L’auditorium d’Oscar Niemeyer, plus bas, accueille une partie des soirées. Je monte l’après-midi, je redescends avant la nuit, sauf concert.

Une seule base suffit : on change de hauteur, pas d’hôtel. Minori (villa romaine du Ier siècle, basilique Santa Trofimena) et Maiori (plage d’environ 1 km, reconstruction après la crue de 1954) peuvent glisser si vous dormez à l’est. Je ne les empile pas le même après-midi qu’Amalfi.

Vietri, Cetara, ce que je laisse

Vietri sul Mare ferme la côte, collée à Salerne. Céramique, coupole de San Giovanni Battista, Museo della Ceramica à la Villa Guariglia, hameau de Raito. Plage de la Marina, Due Fratelli. Moins de cartes postales, plus de bus vers la ville. Utile si vous dormez à Salerne.

Cetara, entre Maiori et Vietri, vit encore de l’anchois. La colatura di alici est un présidium Slow Food. Un déjeuner, une crique, on reprend le ferry. Erchie, hameau de Maiori, a une plage plus étroite, plus calme. Pompéi et Paestum sont une autre journée, depuis Salerne, pas depuis Positano à 16 h.

Avant de partir

  • Mai, juin, septembre 2026 plutôt que la mi-août. Si vous n’avez que juillet, partez à 8 h, ferry, un village, retour par la mer.
  • SS163 : plaques selon le jour aux heures de pointe, caravane hors de question. Train Salerne + Travelmar. Gardez le bus SITA en secours si la mer ferme.
  • Sentiero degli Dei : Bomerano vers Nocelle, chaussures, eau. Grotta dello Smeraldo : mer calme. Ravello Festival : réserver si c’est le projet, pas « on verra ».

La côte Amalfitaine tient une mini-évasion si vous acceptez de ne pas tout coller. Un port, un village perché, un fjord, éventuellement le sentier. Traiter la corniche comme une photo entre Naples et Capri, c’est rater le séjour.

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