🎯 L’ESSENTIEL À RETENIR
- Ksamil, 17 km au sud de Saranda, Riviera albanaise, mer Ionienne face à Corfou. Quatre îlots (Tetranisi) juste au large.
- Deux à quatre jours, une base. Furgon depuis Saranda (~25 min). Ferry Corfou–Saranda ~30 min. Tirana, comptez cinq heures.
- Butrint, UNESCO depuis 1992, quelques minutes plus au sud sur la même route. Théâtre, baptistère, canal de Vivari.
- Juin et septembre 2026 plutôt que juillet-août : transats, clubs, parking saturé. Bora Bora le matin, Pema e Thatë ou Pulëbardha si le centre déborde.
- Lek. Poisson grillé, byrek, moules du lac de Butrint. Village marchable. Voiture inutile une fois sur place.
Ksamil, tout au sud de l’Albanie, n’est plus le secret des années 2010. C’est un village de criques, du sable clair (rare sur cette côte de galets), et quatre îlots verts collés au rivage. Saranda est à un quart d’heure. Corfou, en face, se voit par temps clair.
J’y vais en juin ou en septembre 2026. Juillet-août, les transats mangent le sable dès 10 h. Deux nuits tiennent la plage et une île. Quatre jours si Butrint glisse le matin, avant la chaleur. Une mini-évasion, pas un tour du pays.
Comment visiter Ksamil

Photo : Wikimedia Commons / CC BY-SA
Ksamil se visite en deux à quatre jours depuis une seule base, à 17 km au sud de Saranda. Les quatre îles se gagnent à la nage, en pédalo ou en barque. Butrint, classé UNESCO, est à quelques minutes. Juin et septembre 2026 restent plus calmes que juillet-août, saturés de transats.
Je pose les valises dans le village, ou à Saranda si je veux des restos le soir et le quai le lendemain. Le rythme recoupe celui d’un week-end insolite en amoureux : une chambre, la mer le matin, un dîner sans changer d’hôtel. Quarante-huit heures, vous nagez vers le premier îlot et vous repartez trop vite. Quatre jours, Butrint entre sans casser la plage.
| Durée | Ce que je fais | Ce que je laisse |
|---|---|---|
| 48 h | Crique du village, île la plus proche, un soir poisson | Butrint en pleine après-midi d’août |
| 3 à 4 jours | + Butrint le matin, Pema e Thatë ou Pulëbardha | Gjirokastër, Berat, le Blue Eye collé à 16 h |
| 5 à 7 jours | + Saranda, ferry Corfou, Syri i Kaltër | Tirana le même séjour que la plage |
Les îles Tetranisi, avant que ça se remplisse
Les îles de Ksamil, parfois appelées Tetranisi, sont quatre îlots bas, inhabités, à quelques centaines de mètres. Par mer calme, le plus proche se nage en une dizaine de minutes si vous êtes à l’aise. Courant, bateaux, pas de sauveteur : je ne pousse personne. Pédalo, kayak, barque locale. On convient du prix avant de monter.
Sur l’îlot, un bout de sable, des pins, peu d’ombre. Pas de café fiable, pas de poubelle. Eau, crème, ce que vous emportez revient. Avant 9 h, il reste de la place. À midi en août, c’est la même file que sur le continent, en plus étroit. Je n’y construis pas la journée : une traversée, un bain, on rentre.
Le fond est clair, herbiers, quelques roches. Un masque suffit. Les clubs louent du matériel ; il manque souvent en haute saison. Chaussures d’eau pour les entrées caillouteuses. La nage du retour, contre le soleil, fatigue plus qu’à l’aller.
Bora Bora, Pema e Thatë, les criques à côté
Bora Bora est le nom que tout le monde répète. Club, transats, eau peu profonde, photo. Ce n’est plus une crique de pêcheurs. J’y passe tôt, ou je marche dix minutes. Les plages sont publiques ; les parasols, non. Une serviette entre deux rangées existe encore si vous arrivez avant le service.
Pema e Thatë, plus au sud, vers la frontière grecque, a des pontons, des hamacs, une eau très plate. Couple, enfants, fin de journée. Ça se paie. Pulëbardha, un peu au nord vers Saranda, est plus calme que le centre. Pasqyra (plage des Miroirs) : eau plate, plus étroite, souvent en bateau ou petit détour. Quand le village est un couloir, je change de crique plutôt que de me battre pour un mètre de sable.
Le centre se marche d’un bout à l’autre. En juillet, le parking près de l’eau est fini vers 10 h. Furgon depuis Saranda, ou une chambre d’où l’on descend à pied. Une voiture pour rester à Ksamil, c’est surtout un problème de place. Les plages du Monténégro, un peu plus au nord sur l’Adriatique, jouent le même jeu : une base, des criques, et le sable vrai se cherche. Ici le sable est déjà là. Le calme, il faut le prendre à 8 h, ou hors saison.
Butrint, le matin, pas en plus de la plage
Le parc archéologique de Butrint est inscrit au patrimoine mondial de l’UNESCO depuis 1992. Péninsule boisée, lac, canal de Vivari. Colonie grecque, ville romaine, évêché, Byzance, Venise, puis l’abandon quand les marais ont gagné. Le théâtre tient encore. Le baptistère a un pavement en mosaïque. La basilique se lit. Comptez deux à trois heures, chaussures fermées, ombre inégale.
C’est à quelques kilomètres au sud, même route que Ksamil. Le furgon Saranda–Butrint traverse le village. Je monte le matin, je redescends nager. L’entrée se paie (autour de 1 000 lek ces dernières saisons ; vérifiez sur place). En août à 14 h, la chaleur colle et les groupes aussi. Le parc national (86 km² depuis 2005) déborde du site : pins, lagune, tables de moules sur le lac. Les midhje de Butrint arrivent le soir à la carte. Je les prends grillées, citron, sans en faire un programme.
Butrint le matin, l’île avant 9 h, le centre évité à midi. Inverser, c’est rentrer avec des photos de transats.
Saranda, Corfou, le trajet
Depuis la France, deux portes. Corfou (CFU) puis ferry vers Saranda, une trentaine de minutes selon la ligne (Ionian Cruises, Finikas, d’autres selon la saison). Passeport. Taxi ou furgon jusqu’à Ksamil. C’est souvent plus court que Tirana. Tirana (TIA) : bus ou furgon vers Saranda, environ cinq heures, puis le dernier tronçon. Je ne colle pas un vol TIA le soir d’une journée de plage.
Le furgon Saranda–Ksamil–Butrint est le bon outil. Fréquent en saison, moins hors juillet. Le village n’a pas besoin de scooter sauf pour Pulëbardha ou un dîner à Saranda. L’euro passe dans beaucoup de bars d’été ; le lek reste la monnaie. Un distributeur à Saranda, du cash pour les barques et les chambres familiales.
Syri i Kaltër (Blue Eye), source karstique vers Muzinë, est une autre route. Un matin, pas collé à Butrint et aux îles le même jour. Gjirokastër, ville ottomane UNESCO, tient une journée depuis Saranda, pas depuis une serviette à Ksamil. Corfou en aller-retour se fait ; je le garde si j’ai cinq jours, pas trois.
Quand partir, où dormir, ce que je mange
Mai : air déjà bon, mer encore fraîche, une partie des clubs fermée. Juin 2026 : mon créneau, comme pour un week-end en juin plus au nord, sauf que ici la mer est déjà une vraie baignade. Juillet-août : 30 °C, mer chaude, files, tarifs hauts, réservez tôt. Septembre : mer encore bonne, lumière plus basse, moins de monde après la première semaine. Octobre : ça se vide, certains restos ferment. Novembre–avril : village calme, peu d’intérêt plage.
Chambre chez l’habitant, petit hôtel, studio vue mer. Le centre évite le parking. Saranda si vous voulez le front de mer le soir et Ksamil en aller-retour. Je ne change pas d’hôtel tous les deux jours. Byrek le matin, poisson grillé, salade, moules. Les adresses collées à Bora Bora se remplissent ; une table une rue derrière suffit. Les Albanais dînent sans cérémonie. L’eau du robinet, je ne m’y fie pas : bouteille.
Avant de partir
- Juin ou septembre 2026. Si vous n’avez que août, île à 8 h, Butrint à l’ouverture, sieste, crique plus loin.
- Furgon plutôt que voiture une fois à Saranda. Barque ou pédalo si vous n’êtes pas nageur sûr. Masque dans le sac.
- Butrint le matin, pas « s’il reste du temps ». Gjirokastër et Tirana sont un autre séjour.
Ksamil tient une mini-évasion si vous acceptez le village de 2026 : saturé en août, encore simple en juin. Deux criques, un îlot, Butrint une fois. Le reste de l’Albanie attend un autre billet.