🎯 L’ESSENTIEL À RETENIR
- Centre à pied : Piazza Maggiore, San Petronio, portiques. Ville créative Unesco (musique) depuis 2006 ; 62 km de portiques inscrits en 2021.
- 48 h tiennent le centre. 3 à 5 jours : sanctuaire de San Luca (portique de 3,8 km, 666 arches). Ferrari est à Modène et Maranello, pas en ville.
- Due Torri : Asinelli (97,2 m, 498 marches) fermée depuis octobre 2023, le temps des travaux sur la Garisenda. Panorama : Torre dell’Orologio, Piazza Maggiore.
- À table : tagliatelle al ragù, tortellini, mortadelle. Pas de « spaghetti bolognaise ».
- Horloge de la gare bloquée à 10 h 25 : attentat du 2 août 1980, 85 morts.
Bologne est confortable, grasse et savante. On y marche sous 62 km de portiques, on y mange trop, et l’université, fondée en 1088, tient encore le centre. En 2006, l’Unesco l’a classée ville créative pour la musique. Les toits sont rouges. La politique aussi : on dit la Rossa. Je viens pour les arcades et la table.
Sur 48 heures, Piazza Maggiore, San Petronio et les portiques suffisent. Trois à cinq jours, j’ajoute San Luca. Au-delà, Modène. La voiture reste hors du centre.
Que voir à Bologne en 48 heures

Photo : Georges Jansoone / CC BY-SA 3.0
Bologne se visite à pied. Piazza Maggiore, basilique San Petronio, portiques Unesco, Due Torri vues de la rue. Quarante-huit heures tiennent le centre. Trois à cinq jours ajoutent le sanctuaire de San Luca. Les musées Ferrari sont à Modène et Maranello. Depuis octobre 2023, on ne grimpe plus l’Asinelli.
Une chambre près du centre, tout à pied, un dîner sous les arcades : le même rythme qu’un week-end à Strasbourg. Les cars s’arrêtent Piazza Maggiore. J’y passe tôt, ou après 18 h.
Piazza Maggiore, Neptune, San Petronio
La place date du XIIIe siècle. Palazzo Comunale, Palazzo del Podestà, Palazzo Re Enzo autour. Elle n’est devenue « Maggiore » qu’après 1945. Au centre, le crescentone, dalle de granit rose posée en 1934. Le 21 avril 1945, un char américain y a laissé des traces. On ne les a pas bouchées. Lucio Dalla ne chantait pas cette place : sa Piazza Grande, c’est Cavour, plus petite, à deux rues.
Devant Re Enzo, la fontaine de Neptune (1566). Les Bolonais disent « il Gigante ». Giambologna, Flamand de Douai, a sculpté le dieu. Plus de trois mètres. Les étudiants tournent encore autour avant un examen, dans le sens inverse des aiguilles. Superstition locale. Je m’arrête plutôt pour le bronze et la place.
La basilique San Petronio ouvre sur la place. Façade inachevée, portail de Jacopo della Quercia. Charles Quint y a été couronné empereur le 24 février 1530. Petronio, évêque au Ve siècle, est le saint patron. Dans la ville, cette église pèse plus que la cathédrale San Pietro. J’y entre. Le clocher de San Pietro, seulement si le temps reste.
Portiques Unesco et Madonna di San Luca
Le 28 juillet 2021, les portiques de Bologne sont entrés au patrimoine mondial. Soixante-deux kilomètres en tout ; l’Unesco en a retenu douze ensembles, du bois médiéval au béton du quartier Barca. Un statut de 1288 obligeait déjà à les construire : propriété privée, usage public. Ils tiennent la pluie et la file des étudiants.
Deux que je garde : le quadriportique de Santa Maria dei Servi, Strada Maggiore, le plus large ; celui de l’archevêché, le plus haut. Le soir, on marche sans liste. À deux, peu de déplacements, une table à pied : le même principe qu’un week-end insolite en amoureux.
Le sanctuaire de la Madonna di San Luca est sur le Colle della Guardia. Les Bolonais le voient depuis l’autoroute, et savent qu’ils sont rentrés. Le portique part de Porta Saragozza : 3,8 km, 666 arches. L’église actuelle est baroque, XVIIIe. Une matinée. Sur 48 heures, je le laisse. Sur cinq jours, un matin, sans San Petronio l’après-midi.
Due Torri : ce que vous voyez, ce que vous grimpez
La Torre degli Asinelli fait 97,2 mètres, 498 marches. À côté, la Garisenda, plus basse, plus penchée, jamais ouverte au public. Une centaine de tours au Moyen Âge ; une vingtaine tiennent encore. Depuis le 23 octobre 2023, l’Asinelli est fermée, le temps des travaux sur la Garisenda. Pas de date officielle de réouverture. Je vérifie auprès de Bologna Welcome avant d’y compter une matinée.
Pour le panorama, la Torre dell’Orologio du Palazzo d’Accursio, Piazza Maggiore, reste l’alternative en 2026. Créneaux, chaussures fermées. Les deux tours, on les prend depuis via Rizzoli, en retrait du chantier.
| Durée | Ce que je fais | Ce que je laisse |
|---|---|---|
| 48 heures | Piazza Maggiore, San Petronio, portiques, Due Torri de la rue, une soirée en centre | San Luca, Ferrari, Asinelli « au cas où » |
| 3 à 5 jours | + San Luca à pied, Quadrilatero, éventuellement Palazzo Pepoli | Modène dans la même journée |
| 6 à 10 jours | Modène ou Maranello, une colline d’Émilie | Le tour Florence–Bologne–Venise en courant |
Si vous enchaînez ensuite vers le nord, le même calme que pour Sienne : une base, des sorties courtes. La Piazza del Campo et Piazza Maggiore se ressemblent par le rôle, pas par la forme. Vous n’avez pas besoin des deux le même week-end.
À table, et ce qu’il ne faut pas faire
La cuisine tient la ville autant que les briques. Tagliatelle al ragù, tortellini en bouillon, lasagnes, mortadelle, squacquerone. Le lambrusco va avec. La « spaghetti bolognaise » n’existe pas ici : c’est un export. Évitez les menus photo collés sur la place. Deux rues plus loin, dans le Quadrilatero, les prix redescendent et la farce des tortellini change.
Ce qu’il ne faut pas faire, c’est la liste : compter sur l’Asinelli sans vérifier, empiler Ferrari et San Luca le même jour, commander des spaghettis. Au marché de La Piazzola, Piazza Otto Agosto, vendredi et samedi, sac devant. À la gare, Piazza delle Medaglie d’Oro, l’horloge est arrêtée à 10 h 25 : attentat du 2 août 1980, 85 morts. On y passe. Ce n’est pas un décor.
- Asinelli : fermée depuis octobre 2023 ; panorama à l’Orologio, Piazza Maggiore.
- San Luca : une matinée, chaussures, pas un détour entre deux trains.
- Réservez une table dans le Quadrilatero, pas sur la place.
Quarante-huit heures pour le centre de Bologne, cinq jours si vous voulez la colline, dix si Modène glisse dans le voyage. Prenez des chaussures. Les portiques pardonnent la pluie, pas les semelles de plage.