8 choses à faire dans les îles Éoliennes

L’importance fondamentale des îles Éoliennes en termes géologiques et naturalistes est la raison pour laquelle l’UNESCO les a inscrites sur sa liste du patrimoine mondial en 2000. Depuis 200 ans, en effet, les sept sœurs de l’archipel (Lipari, Panarea, Vulcano, Stromboli, Salina, Alicudi, Filicudi) constituent un extraordinaire champ de recherche pour les géologues du monde entier. Sans oublier que les cendres, la lave et tous les matériaux éjectés au cours des millénaires ont contribué de manière décisive à la préservation de nombreux objets anciens, transformant les îles Éoliennes en un grand parc archéologique à ciel ouvert. Pas seulement l’histoire et la géologie. Les îles Éoliennes sont également uniques en termes de paysage et d’environnement dans le sud du bassin méditerranéen. Nous allons essayer de décrire cet unicum en indiquant les principales choses à faire et à voir dans l’archipel. Bonne lecture.

Pour les ferries à destination et en provenance des îles Éoliennes, cliquez ici et sélectionnez la route qui vous intéresse dans le champ de recherche.

De Naples, il existe des liaisons avec les îles Éoliennes. Pendant la période estivale, il existe également des liaisons rapides depuis le port de Mergellina.

Naples ➜ Lipari

Naples ➜ Îles Éoliennes

1 – Lipari

Via Garibaldi ; Corso Vittorio Emanuele ; le château, l’architecture, les églises, Marina Lunga, Marina Corta, et bien sûr les bars, les restaurants, les vues et toute l’imagerie typique normalement associée à une station balnéaire : Lipari est presque toujours le point de départ d’un circuit de découverte des îles Éoliennes. Des sept îles de l’archipel, Lipari est la plus grande et la plus densément peuplée (environ 10 000 habitants). Quant à la mer et aux plages, vous n’aurez que l’embarras du choix : Pietra Liscia, Acquacalda, Papesca, Porticello, Valle Muria, Vinci et les autres méritent toutes une visite. Une mention spéciale doit être faite du Musée régional qui porte le nom de l’archéologue Luigi Bernabò Brea (1910-1999). Le musée est situé sur le château de Lipari et est divisé en six sections : Préhistorique ; épigraphique ; îles mineures ; classique ; paléontologie volcanologique et quaternaire. Un véritable voyage dans le temps, facilité par un matériel didactique exhaustif, pour permettre aux visiteurs de retracer le développement des civilisations qui se sont succédé dans les îles Eoliennes, de la préhistoire à l’époque moderne. Et ce n’est pas tout, car il y a aussi les sites détachés de Filicudi et Panarea à voir.

Heures d’ouverture :

Jours de la semaine : 09h00 – 19h30

Jours fériés : 09,00 -13,30

Horaires d’ouverture de la section détachée de Filicudi :

Période estivale : tous les jours : 9h30-13h30/15h00-18h00.

Période hivernale : sur rendez-vous

Heures d’ouverture de la section détachée de Panarea :

Période estivale : tous les jours 9.30-13.30/15.00-18.00.

Période hivernale : sur réservation

Billet :

Entrée : 6,00 €uro

Billet à prix réduit : 3,00 €uro (de 18 à 25 ans)

Plus d’informations sur : www.regione.sicilia.it/beniculturali/museolipari

2 – Salina

Vous souvenez-vous de “Il Postino”, le dernier film de Massimo Troisi ? Alors, vous vous souviendrez aussi de la maison rose et de la plage en contrebas où le poète Pablo Neruda, incarné par l’acteur Philippe Noiret, avait l’habitude de se déplacer. Ces lieux se trouvent à Salina, à Pollara, dans la commune de Malfa, et depuis la sortie du film en 1994, ils sont visités chaque année par des milliers de cinéphiles. Ceci grâce au “tourisme cinématographique”, un segment en constante augmentation qui, dans ce cas précis, a également récompensé la petite Procida (plusieurs scènes de “Il Postino” ont également été tournées à Corricella, un village pittoresque de Procida). Mais les liens avec les îles du golfe de Naples ne se limitent pas au cinéma. En 2013, en effet, il y a eu un jumelage entre Leni, une autre petite ville de Salina (il y a aussi Santa Marina) et la ville d’Ischia, l’une des six dans lesquelles l’île est administrativement divisée. La raison de cette célébration est l’histoire des frères Sanfilippo qui, en 1855, ont quitté Leni pour Ischia afin de sauver les vignes ischiennes du phylloxéra grâce à leur produit à base de soufre. Les trois frères ont réussi, mais n’ont pas reçu leur juste récompense en retour. Les biens mal acquis entraînèrent la mort de l’un des trois, auquel les habitants d’Ischia, pour expier leur faute, dédièrent un petit sanctuaire votif représentant la Madonna del Terzito, vénérée à Leni. Le sanctuaire de la Madonna del Terzito, ainsi que la plage noire du petit village de Rinella, sont deux autres bonnes raisons de visiter la belle île de Salina.

3 – La piscine de boue de Vulcano

Rhumatismes, arthrose, entorses, fractures, allergies, inflammations des voies respiratoires, acné et psoriasis : il n’y a presque rien que la boue de Vulcano ne puisse soulager. La piscine, qui est entourée de petites collines sulfureuses d’où sortent en permanence des geysers chauds (idéaux pour les insufflations), est située derrière le port de Levante, et il convient de préciser qu’elle n’est pas couverte par le système national de santé. Il est donc important de savoir que la plongée est déconseillée en cas de maladies graves (néoplasie, maladie cardiaque, etc.) ou de conditions particulières (grossesse, menstruation, etc.). Il en va de même pour les enfants de moins de 5 ans. En dehors de ces précautions et d’autres petites précautions (éviter les heures les plus chaudes de la journée ou un séjour prolongé), il n’y a pas de contre-indications particulières. L’afflux continu de gaz chauds (entre 40 et 80°C) garantit la stérilité de la piscine, qui est fréquentée par de nombreux visiteurs chaque jour. La piscine est gérée par une société privée, dont le site web (www.geoterme.it) fournit de plus amples informations et les prix (voir “Services”).

4 – Cratère de Vulcain

Odeur de soufre, fumerolles, cendres, lapilli, genêts et vue panoramique : l’ascension du grand cratère de Vulcano est certainement l’une des choses à faire une fois dans les îles Éoliennes. C’est aussi parce qu’il n’est pas très difficile et que le sommet peut être atteint en un peu plus d’une heure (environ 3 heures aller-retour). Le sentier, qui part de Porto di Levante, est bien balisé et mène au sommet à 391 mètres au-dessus du niveau de la mer. Quant aux précautions, ce sont celles qu’utilisent normalement les amateurs de trekking : vêtements adaptés, chaussures techniques, bonne hydratation, éviter les heures les plus chaudes de la journée, etc. Toutefois, deux autres précautions sont à prendre en compte : un chemin mène directement dans la bouche du volcan ; certaines personnes s’y promènent, mais elles doivent faire très attention aux fumées, qui sont continues et peuvent être dangereuses. Il en va de même pour le bord du cratère : la route n’est pas très difficile, mais vous devez essayer de rester dans le vent autant que possible. Pour cette raison, il est conseillé de réaliser l’excursion avec un guide environnemental local capable de gérer ces situations critiques. Pour le reste, n’oubliez pas votre appareil photo ! De magnifiques paysages et des couchers de soleil à couper le souffle vous attendent.

 

5 – Panarea

Panarea est la plus petite et la plus ancienne des îles de l’archipel des Éoliennes. Selon beaucoup, c’est aussi la plus belle, fréquentée principalement par les VIP qui y passent leurs mois d’été, naviguant autour de la petite île de Basiluzzo, faisant la fête dans les villas et prenant l’apéritif au coucher du soleil. Il y a cependant une partie de l’île qui a survécu à cette évolution banale et qui est récemment revenue sur le devant de la scène grâce à la section du CAI (Club Alpino Italiano) de Syracuse, qui a restauré les trois sentiers qui mènent au sommet de l’île (421 mètres au-dessus du niveau de la mer, “Punta Corvo”). La plus facile des trois, dûment marquée du drapeau de l’association, part de San Pietro, la ville principale (les deux autres sont Ditella et Drautto) et atteint le sommet en 45 minutes environ. Les autres, en revanche, sont plus exigeantes et il est préférable de les aborder avec un guide environnemental local. L’itinéraire révèle l'”autre” Panarea, pendant des siècles une colonie agricole de Lipari (dont elle fait administrativement partie) cultivée principalement avec des vignes et des oliviers qui ont maintenant presque complètement disparu. Il ne reste plus que les terrasses, les murs de pierres sèches et le beau paysage tout autour, souvent la seule consolation pour les agriculteurs engagés dans la dure vie des champs. La reprise des itinéraires d’excursion de Panarea a permis de désaisonnaliser partiellement les flux touristiques et, surtout, de redonner un peu d’oxygène à l’image d’une île qui commençait peut-être à être trop plate sur sa réputation mondaine.

6 – Stromboli

Parmi les sept îles de l’archipel, Stromboli est la seule à avoir une activité volcanique permanente. Cela suffit à expliquer le charme de cette île dont la principale ressource est évidemment le tourisme d’excursion. Oubliez les soirées VIP à Panarea ; les rues de Stromboli ne sont pas illuminées et la municipalité de Lipari (dont elle fait partie) laisse les choses exactement comme elles sont. L’île est illuminée par les étoiles et le volcan. En plus d’être l’un des volcans les plus visités, il est aussi l’un des plus surveillés au monde, surtout depuis les dernières éruptions (après 2002) qui ont modifié la configuration des différents cratères. Auparavant, il y en avait trois, mais maintenant il y en a un avec plusieurs bouches qui changent constamment. Pour en revenir aux excursions, pour des raisons évidentes de sécurité, les visites ne sont possibles que sur réservation préalable et en présence de guides volcanologues. Essayez une excursion en bateau vers la “Sciara del Fuoco”, une pente de cendres, de lapilli et de lave incandescente (lorsque le volcan est actif) qui descend de Stromboli vers la mer. Le village de Ginostra est également très beau. Accessible par la mer, il ne l’est que par des mules et depuis peu par des charrettes électriques.

7 – Alicudi et Filicudi

Il y a des îles et des îlots. Certaines d’entre elles sont de véritables villes “flottantes” ; d’autres, au contraire, sont des villages de taille petite ou moyenne où l’on ne trouve pas forcément des centres commerciaux et des discothèques à deux étages mais, pour le reste, tout le confort d’une station touristique moderne ; enfin, il y a Alicudi (sur la photo), la plus insulaire qui soit : deux épiceries, un bureau de poste, un hôtel, une église, un petit nombre de maisons et environ 100 habitants. Un peu plus grand et avec un peu plus de services, Filicudi abrite également une section très intéressante du Museo Archeologico Eoliano. En été, bien sûr, ces îles attirent un bon nombre de visiteurs ; à d’autres périodes de l’année, les choses changent considérablement. Pourtant, nombreux sont ceux qui pensent que, hormis l’hiver, l’automne et le printemps, et non l’été, sont les meilleures saisons pour apprécier pleinement l’essence de ces régions fascinantes où l’on s’habitue à vivre avec très peu. Magique !

8 – Malvoisie

Enfin, vous devez absolument essayer le Malvasia delle Lipari. Plusieurs exploitations de l’archipel produisent ce vin DOC et la plupart d’entre elles offrent à leurs clients la possibilité de le déguster et, bien sûr, de l’acheter. Car le vin, avant même d’être une boisson, est un produit culturel qui ne peut être séparé de l’histoire et des traditions du lieu où il est cultivé. C’est toujours vrai, et d’autant plus dans une zone morphologiquement complexe comme l’archipel des Eoliennes.