Ancienne et moderne, locale et mondiale, cultivée et populaire, élitiste et touristique : Barcelone est une ville qui se nourrit de contradictions fertiles. Des antinomies qui coulent comme une rivière karstique : pendant des années, elles passent inaperçues, pour ensuite émerger de manière impétueuse (mais pas totalement inattendue). Un exemple avant tout : les tensions diplomatiques avec Madrid suite à la déclaration d’indépendance des séparatistes catalans. En bref, Barcelone est traversée par des pulsions sociales opposées mais, d’un autre côté, cela ne fait qu’ajouter à son charme, du moins pour ceux qui, en vacances, ne se contentent pas de visiter les lieux de manière superficielle, mais souhaitent saisir leur genius loci. C’est dans cet esprit que nous allons tenter de décrire les principales attractions de la ville. Bonne lecture.

 

1 – Sagrada Familia

Il existe différentes manières de décliner l’identité. Il existe une voie fermée qui rejette la diversité culturelle et, au contraire, une voie ouverte qui découvre son originalité en faisant interagir différentes valeurs. La Sagrada Familia est la représentation artistique et architecturale de cette seconde approche. En fait, le modernisme d’Antoni Gaudi (1852-1926), principal architecte de ce temple monumental, est né de la synthèse du gothique, de l’islamique et de la Renaissance. Ce n’est pas un hasard si l’une des raisons pour lesquelles l’UNESCO a placé la façade de la Nativité et la crypte sous sa protection en 2005 est précisément l’échange entre différents courants artistiques et culturels. La façade de la Nativité est l’une des trois façades de la Sagrada Familia. Les deux autres sont la Façade de la Passion et la Façade de la Gloire. Selon le projet de Gaudí, chacune de ces façades devait être surmontée de 4 tours, soit un total de 12, autant que d’apôtres. Quatre autres tours symbolisent les évangélistes Matthieu, Marc, Luc et Jean, tandis que les deux dernières sont en l’honneur de la Vierge Marie et de Jésus (la dernière est censée être la plus haute de toutes). Quelques indices, mais suffisants pour comprendre la majesté d’une œuvre qui est encore loin d’être achevée. Et oui, car l’une des particularités de la Sagrada Familia réside précisément dans son caractère incomplet. La construction de l’église, qui a commencé en 1866 (Gaudì en a pris la direction en 1883), devrait être achevée vers 2030. Quant à l’intérieur, outre la crypte déjà mentionnée (où Gaudí est enterré), il faut souligner l’exubérance décorative de la colonnade et des vitraux. Une composition baroque dans laquelle ressort le souci maniaque du détail qui a toujours distingué l’œuvre de Gaudí. Bien entendu, plusieurs autres architectes ont participé à la construction du bâtiment. Chacun d’entre eux a bénéficié d’une marge irrépressible d’autonomie créative avec pour seule exigence la continuité avec les projets laissés par Gaudi. Enfin, quelques conseils. En raison du grand nombre de visiteurs, il est préférable d’acheter le billet en ligne (www.sagradafamilia.org – version anglaise disponible). Pour la visite, il est conseillé d’inclure l’ascenseur pour la tour de la façade de la Nativité ou, alternativement, pour la façade de la Passion.

 

2 – Parc Güell

Ceux qui souhaitent explorer l’héritage artistique et culturel d’Antoni Gaudí ne doivent pas se limiter à la Sagrada Familia. Il existe de nombreuses traces que cet architecte visionnaire a laissées autour de Barcelone. Parmi les nombreux sites à voir (Casa Milà, Casa Battló), une place d’honneur revient au merveilleux Parc Güell. Nous sommes à moins de 3 kilomètres de la Sagrada Familia et, par conséquent, la visite des deux points d’intérêt peut très bien se faire en séquence. Le parc Güell, inscrit au patrimoine mondial de l’UNESCO depuis 1984, n’a pas été créé en tant que parc urbain public. Au contraire, l’idée initiale de l’entrepreneur Eusebi Güell était de transformer cette vaste zone vallonnée offrant une vue privilégiée sur la mer et le centre de Barcelone en un complexe résidentiel pour les riches. Tel était le mandat donné à Antoni Gaudì, qui a déversé dans l’œuvre toute la créativité perturbatrice dont il disposait, ce mélange de tradition et de modernité, d’identité et de cosmopolitisme qui est la véritable marque du modernisme catalan. C’est là que réside la plus grande différence par rapport aux différents déclins de l’art romanesque au début du XXe siècle. Dans le cas de Barcelone et de la Catalogne, l’irruption de ce courant artistique est allée bien au-delà de l’esprit de renouveau esthétique avec lequel il s’est établi en France, en Belgique et en Italie. De retour au parc, on s’est vite rendu compte que la construction d’un complexe résidentiel était une tâche plus difficile que prévu. L’orographie difficile du site, ainsi que d’autres problèmes bureaucratiques liés à des contrats d’emphytéose préexistants, ont finalement convaincu les protagonistes d’abandonner le projet initial. Mais entre-temps, beaucoup de choses ont été réalisées : l’escalier d’entrée et la Sala Hipostila (86 colonnes doriques, une référence évidente à la Grèce antique) ; le Banc de Trencadis, un banc de carreaux incurvé sur le périmètre où reviennent tous les thèmes décoratifs du modernisme catalan ; et enfin, les deux logements dans lesquels le commanditaire et l’exécuteur des travaux ont passé les dernières années de leur vie. Güell et surtout Gaudí ont passé la dernière partie de leur vie dans le parc. Les quartiers d’habitation de Gaudí ont depuis été transformés en une maison-musée où sont exposés des objets, du mobilier et des meubles créés par l’artiste catalan polyvalent.

 

Pour les heures d’ouverture du Parc Güell, voir le tableau.

 

Mois Heures

01 Jan

24 Mar* 08:30

18.30

25 Mar

29 avr 08:00

20:30

30 avril

26 Aug 08:00

21:30

27 août

27 Oct 08:00

21:30

28 octobre

31 déc 08:00

20.30

*Du 17 février au 24 mars, fermé à 19h00

 

Plus d’informations sur le site officiel : www.parkguell.cat (version anglaise disponible).

 

3 – La Rambla

Une fois à Barcelone, il est impossible de ne pas se promener sur la Rambla. L’ennui, c’est que les touristes finissent souvent par passer une bonne partie de leurs vacances à arpenter cette avenue, qui contient le meilleur et le pire de la ville. Commençons par les aspects positifs : le charme de la Rambla provient de son caractère cosmopolite et extravagant. Artistes de rue, vendeurs ambulants, fleuristes et, plus généralement, une humanité si variée en termes d’origine, de goût et d’extraction sociale qu’elle ne laissera pas indifférent le voyageur le plus aguerri. Mais comme nous l’avons mentionné au début, Barcelone est aussi une ville profondément attachée à ses symboles. L’une d’entre elles est une fontaine en fer forgé, la fontaine des Canalètes. Elle est située juste après la Placa de Catalunya et on dit que toute personne qui boit son eau finira par revenir dans la ville. L’Esglesia de Betlem, une église du XVIIIe siècle dotée d’une belle façade baroque, vaut également le détour. L’intérieur, cependant, a été ravagé par un incendie pendant la guerre civile en 1936 et, malgré des rénovations ultérieures, il n’a plus jamais égalé l’exubérance décorative de l’extérieur. Le marché aux fleurs (Rambla de les Flors) et le marché de la Boqueria (voir point 6) sont deux autres arrêts sur le chemin. Le Palau de la Virreina et le Gran Teatru del Liceu méritent également une halte. Le premier est un beau bâtiment rococo qui abrite plusieurs expositions photographiques ; le second est l’opéra de Barcelone (www. liceubarcelona.cat – version anglaise disponible). Une autre chose à voir, juste en face du Teatru del Liceu, est la mosaïque circulaire en céramique créée par l’artiste catalan Joan Miró (voir point 10). Après les avantages, venons-en aux inconvénients. La Rambla, à bien des égards, est victime de sa propre popularité, qui a entraîné une tendance générale à la baisse des services proposés. En bref, il s’agit d’une zone banalisée où, à quelques exceptions près, il est préférable de ne pas s’arrêter pour manger ou faire des achats. L’autre inconvénient est la possibilité de tomber sur des pickpockets qui savent se frayer un chemin dans la foule.

 

4 – Quartier gothique

Au début, nous avons fait référence aux genius loci de Barcelone. Eh bien, le Barrio Gotico est sans aucun doute le quartier où l’âme de la ville est encore visible. Tout d’abord, d’un point de vue urbanistique, car au fil des siècles, l’empreinte romaine a survécu avec la division traditionnelle de la zone en décans. Ce dernier détail caractérise également la vieille ville de Naples. Cependant, ce n’est pas seulement la disposition urbaine qui confère aux lieux leur historicité. Dans le Barrio Gotico, en effet, se trouvent les palais du pouvoir catalan. Des bâtiments que l’actualité récente (la référence est à la crise diplomatique avec Madrid qui a éclaté en 2017) a rendus célèbres dans le monde entier. Le Palau de la Generalitat (le siège du pouvoir régional) et l’Ajuntament (l’hôtel de ville) sont soudainement devenus encore plus célèbres qu’ils ne l’étaient déjà. Les édifices religieux témoignent également de la diversité catalane. L’Esglesia de Sant Just I Pastor, par exemple, est célèbre parce qu’Antoni Gaudí, l’architecte de la Sagrada Familia, a été arrêté près d’elle en 1924. Il a été arrêté parce qu’il a refusé de parler espagnol devant un policier. L’autre édifice religieux est la Catedral, dont nous parlerons plus en détail dans la section suivante. En attendant, près de cette église, sur la Plaça Nova plus précisément, il est possible d’assister, les samedis et dimanches, à un spectacle de Sardane, une danse traditionnelle catalane et un autre symbole fort de l’identité de la ville.

 

5 – Cathédrale de Barcelone

La Catedral de Santa Creu i Santa Eulalia est le lieu de culte le plus important de Barcelone et l’un des plus grands exemples de l’architecture gothique catalane. Le martyre de Santa Eulalia, qui a eu lieu à l’époque des persécutions de Dioclétien, permet de dater la présence des chrétiens dans la ville entre la fin du IIIe et le début du IVe siècle de notre ère. Cette hypothèse est confirmée par les vestiges d’une ancienne basilique paléochrétienne qui ont été mis au jour lors de récentes fouilles archéologiques sur le périmètre oriental de l’église. Cette basilique primitive est restée debout jusqu’en 1046, date à laquelle elle a été sérieusement endommagée par les troupes arabes qui suivaient le chef Almanzor. Quelques années plus tard, une deuxième cathédrale est consacrée sur laquelle, en 1298, le lieu de culte actuel est construit. Évidemment, les travaux ont duré plus d’un siècle et se sont terminés vers 1460. Une deuxième tranche de travaux a eu lieu au XIXe siècle. La façade principale, richement décorée, a été construite en 1890, tandis que le ciborium n’a été achevé qu’en 1913. L’intérieur comporte trois nefs et 29 chapelles latérales. Dans l’un d’eux se trouve un ancien crucifix qui, selon la légende, a joué un rôle dans la bataille victorieuse de Lépante en 1571. Le chœur, la crypte (avec les restes de Santa Eulalia) et le cloître médiéval avec des arbres, des fontaines et 13 oies symbolisant l’âge de la « sainte enfant » valent également le détour. Le toit et le clocher de l’édifice peuvent également être visités en ascenseur.

Pour les horaires de visite de la Catedral de Santa Creu i Santa Eulalia, voir le tableau.

 

Horaire des jours

Lun-Ven* 08:00 – 12:30

17:45 – 19:30

Sam** 08:00 – 12:30

17:15 – 20:00

Dim*** 08:00 – 13:45

17:00 – 20:00

Lun-Sam (Ascenseur) 10:00 – 12:00

* Visites culturelles et touristiques (avec don) : 13:00 – 19:45

** Visites culturelles et touristiques (avec don) : 12h00 – 17h30

*** Visites culturelles et touristiques (avec don) : 14h00 – 17h30

 

Vous trouverez de plus amples informations sur l’histoire du bâtiment sur le site officiel : www.catedralbcn.org (version anglaise disponible).

 

6 – Marché de la Boqueria

L’un des points forts de Barcelone est sans aucun doute le Mercat de la Boqueria. Achevé en 1914, ce marché attire chaque jour un grand nombre de touristes et de résidents. Son histoire remonte au 13e siècle, lorsque les agriculteurs et les éleveurs venaient dans la ville pour vendre leurs produits, notamment la viande de chèvre (boc), qui donne probablement son nom au marché. Toutefois, le nom officiel est Mercat de Sant Josep, en hommage au couvent des carmélites qui a occupé pendant plus de deux siècles – de 1593 à 1835 – l’emplacement de l’actuel marché. Un incendie a détruit le lieu de culte et, dès l’année suivante (1836), l’architecte Josep Mas i Vila a entrepris de transformer le site en une place de marché. Une place qui, comme mentionné au début, a été recouverte d’un cadre en fer et de vitraux en 1914. Un bâtiment moderniste dans la continuité du style architectural de Barcelone qui, au début du millénaire, a été modernisé avec un point d’information et une salle de classe pour des cours, des ateliers et des événements liés à la gastronomie. Enfin, deux conseils : le premier est de se rendre au marché tôt le matin, en évitant la foule des heures tardives ; le second est d’accorder quelques minutes de plus à l’achat et à la vente de poissons. Le rayon poissonnerie de La Boqueria est le cœur de la tradition du marché de Barcelone. Pour plus d’informations : www.boqueria.info (version anglaise disponible).

 

7 – Basilique de Santa Maria del Mar

Les traces de la présence chrétienne à Barcelone remontent au moins au IIIe siècle de notre ère. À cette époque, une petite communauté de croyants s’est installée près de la mer, dans le quartier connu aujourd’hui sous le nom de « La Ribera ». C’est cette proximité de la mer qui a permis le développement de nombreuses activités commerciales et artisanales. La croissance économique, à son tour, a favorisé la population de la région, rendant nécessaire la construction d’une église plus grande. Le bâtiment a été construit sur une chapelle existante dédiée à la Vierge Marie et n’a pris que 55 ans (1329-1384) pour être achevé. Le mérite d’une telle diligence revient aux efforts des pêcheurs, marins et artisans locaux qui, après avoir obtenu l’autorisation d’utiliser la carrière royale de Montjuic, se sont chargés de transporter les pierres nécessaires à la construction de l’église. L’église est considérée par beaucoup comme le plus bel exemple de gothique catalan, avec une nef centrale majestueuse séparée des deux nefs latérales par un groupe de colonnes surmontées d’arcs entrelacés. Les vitraux sont également très beaux, notamment celui de la rosace au-dessus du portail principal. En bref, la basilique de Santa Maria del Mar est une autre étape incontournable d’un voyage à Barcelone. Ce qui la différencie profondément de la Sagrada Familia et de la cathédrale, c’est sa plus grande sobriété. Un effet partiellement voulu, en revanche, résultat d’une circonstance malheureuse : un incendie anarchiste qui a éclaté pendant la guerre civile espagnole en 1936.

Voir le tableau pour les heures d’ouverture.

 

Jours Heures Matin Heures Après-midi

Lun-Sam 09:00

13:00 17:00

20:30

Dim 10:00

14:00 17:00

20:00

Pour plus d’informations sur l’histoire, les horaires des messes, les activités liturgiques et les modalités de visite, veuillez consulter le site : www.santamariadelmarbarcelona.org (version anglaise disponible).

 

8 – Musée Picasso

Le musée Picasso est situé dans le quartier de La Ribera, l’un des coins les plus charmants de la vieille ville de Barcelone. Installé dans 5 bâtiments contigus, il abrite plus de 4000 œuvres de l’artiste qui a passé les années de sa jeunesse dans la ville. Les trois premiers – Palau Aguilar, Palau del Baro de Castellet et Palau Meca – abritent la collection permanente du peintre originaire de Malaga, tandis que les deux autres – Casa Mauri et Palau Finestress – sont utilisés pour des expositions temporaires. La collection ne comprend pas la période cubiste, la phase artistique qui a apporté à Picasso un succès et une renommée mondiale. Au contraire, l’ensemble de sa production artistique initiale est bien représentée ici jusqu’à la période dite bleue. Le musée possède également une quarantaine d’œuvres en céramique, confirmant la polyvalence de l’artiste qui, bien qu’il se soit fait connaître principalement par la peinture, a toujours aimé faire quelque chose de différent.

Pour les heures d’ouverture du Museu Picasso, voir le tableau.

 

Jours Heures

Lun fermé

Mar-Wed 09:00

19:00

Jeu 09:00

21:30

sam-dim 09:00

19:00

Pour plus d’informations, visitez le site officiel : www.museupicasso.bcn.cat (version anglaise disponible).

 

9 – Barceloneta

L’un des secrets du succès de Barcelone est la survie de coins caractéristiques où le temps semble s’arrêter. Ce n’est évidemment pas le cas, c’est juste que les changements technologiques et sociaux ont un impact différent selon les domaines. L’un des quartiers où cette disparité est la plus évidente est la Barceloneta, un village historique de pêcheurs qui est aujourd’hui le principal lieu de rendez-vous estival des touristes et des résidents. Jusqu’en 1992, la Barceloneta était un quartier populaire en marge du développement économique et social de la ville. Avec les Jeux olympiques, cependant, le quartier a été réévalué et, sans perdre son âme méditerranéenne, il est devenu l’un des endroits les plus cool de la ville. Outre la gastronomie (on y trouve les meilleurs restaurants de fruits de mer de Barcelone) et la plage, le Museu d’Historia de Catalunya et l’Aquarium, l’un des plus grands d’Europe, ont été les moteurs de la renaissance du quartier. Ce dernier, en particulier, est fortement recommandé aux personnes voyageant avec des enfants. À ne pas manquer !

 

Heures d’ouverture Museo d’Hystoria de Catalunya

 

Jours Heures

Lun fermé

Mar 10am

19:00

Mer 10:00

20:00

Jeu-Ve-Sam 10:00

19:00

Dim-Fes 10:00

14:30

10 – Fondation Miro

La Fundació Joan Miró est une autre étape incontournable d’un voyage à Barcelone. C’est l’artiste lui-même qui a voulu qu’elle soit construite sur la colline de Montjuic. Ce n’est pas un choix anodin, étant donné la dimension internationale acquise au fil des ans, mais d’un autre côté, il est absolument conforme au mélange de local et de global qui a toujours défini l’identité catalane. Miró, qui est né à Barcelone, après une longue errance artistique à travers le monde (Paris, New York, Japon et sa chère Majorque) a décidé, à un moment donné, de faire don à la ville de la grande majorité de ses œuvres (environ 11 000, principalement des dessins), réaffirmant ainsi, malgré son absence prolongée, sa relation viscérale avec sa patrie. La tâche de concevoir le bâtiment a été confiée à son ami Josep Lluis Sert, l’architecte qui avait également conçu le studio de Majorque. Outre les œuvres déjà mentionnées, la fondation abrite d’autres peintures, sculptures et œuvres sur papier de Miró provenant de collections privées. En bref, un aperçu complet de l’œuvre de Miró, avec la possibilité de se plonger dans ses différents cycles de peinture : de la guerre civile espagnole, qu’il a vécue en tant qu’exilé, aux œuvres surréalistes qui lui ont valu une telle renommée. Mais ce n’est pas tout, car depuis sa création en 1975, la Fondation Miró accueille également des expositions temporaires d’artistes émergents, avec l’objectif parfaitement réussi de transformer le bâtiment en un centre international d’art contemporain.

Pour les heures d’ouverture du musée, voir le tableau.

 

Jours Heures

Lun fermé

Mar-Wed* 10:00

18:00

Jeu 10:00

21:00

Vendredi** 10:00

18:00

sam 10:00

20:00

Dim 10:00

15:00

* Avr à Oct 10:00 – 20:00

** Avr à Oct 10:00 – 20:00

 

Pour plus d’informations, consultez le site officiel : www.fmirobcn.org (version anglaise disponible).

 

11 – Camp Nou

La célèbre devise « El Barça es mes que un club » (« Le Barça est plus qu’un club ») explique l’histoire du club. (« Barcelone est plus qu’un club ») explique à elle seule pourquoi une visite au Camp Nou, le stade de l’équipe catalane, est une expérience qui va au-delà de l’aspect sportif. Bien sûr, assister à un match des Blaugrana n’est pas une mauvaise idée ; mais se plonger, au moins un peu, dans l’identité et les implications historico-politiques est pour beaucoup encore plus intéressant que le match lui-même. Ce n’est pas un hasard si la devise a été inventée par l’avocat Narcís de Carreras i Guiteras, président du club à la fin des années 1960 et toujours proche du mouvement indépendantiste catalan. Bien entendu, sur le site officiel du club (www.fcbarcelona.com), vous pouvez acheter des billets pour un match ou pour une visite du musée et du stade. Il faut le faire !

Méfiez-vous des pickpockets

Comme dans toutes les grandes villes du monde, le vol à la tire est un problème à Barcelone. Afin d’éviter les mauvaises surprises, il vaut mieux éviter de porter beaucoup d’argent liquide sur soi, de laisser son sac sans surveillance dans un bar ou sur la plage, de garder son portefeuille dans la poche arrière de son pantalon ou de porter des montres, des chaînes ou des bracelets de grande valeur. En bref, les précautions sont les mêmes partout. Dans le cas de Barcelone, nous pouvons en ajouter une autre : évitez de monter et descendre la Rambla, surtout le week-end. Les pickpockets sont à l’aise dans les foules, ce qui facilite grandement leur travail, et la probabilité de tomber sur des pickpockets le week-end est donc plus élevée.

 

Gardez un œil sur les horaires de soirée

La vie nocturne commence quelques heures plus tard que dans le reste de l’Europe. Vous ne pouvez pas sortir dans un bar ou dîner avant 22h00 (même 22h30). Si vous voulez aller dans une discothèque, vous devez attendre au moins une heure du matin. Sinon, vous risquez de vous retrouver nez à nez avec le DJ, les préposés et la sécurité. Attention !

 

Ne répondez pas « gracias ».

Évidemment, les visiteurs de Barcelone n’ont pas besoin de connaître le catalan ou même le castillan (la langue officielle de l’Espagne). Ce que vous devez savoir, en revanche, c’est que s’adresser à un catalan en espagnol peut être irritant. « Gracias » et « adios » sont les exemples les plus courants (mercí et adeu doivent être utilisés à la place), mais il en existe beaucoup d’autres.

 

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