🎯 L’ESSENTIEL À RETENIR
- Samos, est de l’Égée, face à la Turquie : muscat, oliviers, pêche. Pas de méga-clubs.
- Pythagório et l’Héraion sont à l’UNESCO depuis 1992, avec le tunnel d’Eupalinos (1 036 m, VIe s. av. J.-C.).
- Cinq à sept jours tiennent l’île ; 48 h, c’est Pythagório et une plage.
- Nord plus village (Kokkári, Manolátes) ; ouest plus rude (Karlóvassi, Kerkis à 1 433 m, Potámi).
- Juin et septembre 2026 restent plus fluides que juillet-août, surtout pour le lit à Pythagório.
Samos n’a pas les beach clubs des Cyclades. À quelques kilomètres de la côte turque, l’île vit encore de la vigne, de l’olive et des caisses de poisson. Le tourisme s’y est installé, sans tout recouvrir. On y vient pour se taire un peu, pas pour enchaîner les sonos.
J’y vais pour Pythagório le matin, une crique l’après-midi, un village d’altitude le soir. Cinq jours suffisent. En juillet-août, bloquez le lit tôt. En juin ou septembre 2026, vous marchez encore sans file.
Que voir à Samos en quelques jours

Photo : Nicosanastassiou / attribution
Samos se visite en étoile depuis Pythagório ou Kokkári. Une journée UNESCO (Héraion, tunnel d’Eupalinos, musée), une journée nord (Kokkári, Manolátes), une journée ouest (Karlóvassi, Potámi). Cinq à sept jours tiennent l’île. En 48 h, vous n’aurez que le port et une baignade.
L’aéroport Aristarchos est collé à Pythagório, à quatre kilomètres du port. Les ferries arrivent plutôt à Vathý, au nord-est. Une seule base, des sorties en voiture ou en scooter : l’île est trop accidentée pour tout faire en bus si vous tenez le rythme. Ce format lent, tavernes le soir, mer le jour, recoupe un week-end insolite en amoureux plus qu’un circuit de clubs.
| Durée | Ce que vous tenez |
|---|---|
| 48 à 72 h | Pythagório, Héraion ou tunnel, une plage |
| 5 à 7 jours | + Kokkári, Manolátes, Karlóvassi, Potámi |
| 8 à 10 jours | + Kerkis ou Samiopoúla, éventuellement Patmos |
Pythagório, Héraion et le tunnel d’Eupalinos
Pythagório porte le nom de Pythagore, né sur l’île. Une statue le rappelle sur la jetée. Derrière le port : cafés, boutiques, lits en petit hôtel ou en chambre, pas de resort géant. C’est la base la plus pratique. Le château de Lykourgos Logothetis, forteresse du chef samien pendant la guerre d’indépendance, surplombe la vieille ville. Un peu plus haut, le monastère de Panagia Spiliani ouvre sur une grotte qui a longtemps servi de lieu de culte. La vue prend la rade, la mer et la piste de l’aéroport.
Le tunnel d’Eupalinos perce la colline de Kastro sur 1 036 mètres. Vers 550 av. J.-C., sous Polycrate, l’ingénieur Eupalinos de Mégare a fait creuser depuis les deux bouts pour amener l’eau à l’ancienne ville, hors de portée d’un siège. On en parcourt aujourd’hui une partie, fraîche, étroite. Des tronçons ferment par moments : confirmez l’horaire la veille. Chaussures fermées, pas de tongs.
À quelques kilomètres, l’Héraion est le grand sanctuaire d’Héra, inscrit à l’UNESCO en 1992 avec Pythagoreion. Première fondation vers le VIIIe siècle av. J.-C. ; Rhoikos et Theodoros ont ensuite élevé un temple ionique à péristyle. Un incendie, puis un projet encore plus vaste sous Polycrate, jamais achevé. Il reste surtout une colonne debout, la kolónna, et un champ de bases. On y va pour le site, pas pour un décor intact. Les pièces sorties de terre sont au musée archéologique de Vathý, dont un kouros archaïque de grande taille.
Samiopoúla, un kilomètre au sud, se gagne en bateau depuis Pythagório. Petite église Agia Pelagia, eau claire, côte turque en fond. Une baignade et retour, ou la journée si le bateau le permet.
Vathý, Kokkári et l’ouest plus rude
Vathý (ville de Samos) est la capitale, au nord-est. On y dort souvent pour le prix, pas pour la plage. La promenade du ferry à la place tient bars et tavernes. Ano Vathý, la partie haute, a encore des maisons du XIXe, des fontaines, l’église Saint-Spiridon. Le musée archéologique justifie le détour, même si vous logez ailleurs.
Kokkári, sur la côte nord, est un ancien village de pêcheurs resté à taille humaine. Les caïques sont toujours là. Moins de mouvement qu’à Pythagório. Windsurf et voile quand le vent de nord tient. Derrière le village, les pentes d’Ambelos : pins, oliviers, vignes. J’y pose une base si je veux nager et dîner sans rentrer en voiture chaque soir.
À une douzaine de kilomètres, Manolátes accroche les pentes d’Ambelos. Maisons anciennes, ruelles, hectares de muscat. La vue tombe jusqu’à la Turquie. La plupart des visiteurs viennent pour le déjeuner et redescendent. Quelques lits seulement. Montez le matin, avant que les cars ne se parquent.
Karlóvassi, deuxième ville, ouvre l’ouest, plus sauvage, falaises et maquis. Paleó Karlóvassi garde le village ; Limáni, près du port, concentre les hôtels. Deux kilomètres plus ouest, la plage de Potámi. Derrière, le sentier des cascades : d’abord de l’ombre, puis de l’eau jusqu’aux hanches pour atteindre une chute d’environ deux mètres et un bassin. En août, c’est le seul coin vraiment frais de la journée. Si vous ne voulez pas vous immerger, tournez avant le goulet. Ce n’est pas une balade poussette.
Le mont Kerkis domine tout l’ouest. Depuis Votsalakia, on gagne le monastère d’Evangelistrias (voiture possible sur ce premier tronçon), puis Profitis Ilias, puis Vigla, 1 433 mètres, marquée d’une croix. Pas technique, mais long, exposé, sans ombre en haut. Eau, casquette, chaussures qui tiennent le caillou : les mêmes réflexes que pour une randonnée avec bébé, même si Kerkis n’en est pas une. Un guide local aide si le balisage vous échappe. Plusieurs sentiers de l’île sont mal marqués.
Plages et une journée à Patmos
L’eau est claire presque partout. Ce qui change, c’est l’accès et le monde. Le nord porte les noms qu’on répète : Mikro et Megálo Seitáni (bateau depuis Karlóvassi), Potámi, puis Tsamboú, Tsamadou, Lemonákia, et la plage de Kokkári. À l’est : Mourtiá, Posidonio, Klima, cette dernière fréquentée par les habitants de Vathý. Psilí Ámmos, fond doux, voiture facile, convient aux enfants et se remplit en juillet. Côté ouest, près de Votsalakia, Limniónas reste une option sable.
| Spot | Accès | Pour qui |
|---|---|---|
| Kokkári / Lemonákia / Tsamadou | Route nord | Baignade, un peu de service, vent |
| Seitáni (Mikro / Megálo) | Bateau depuis Karlóvassi | Criques, peu d’installations |
| Psilí Ámmos | Voiture, près de Klima | Familles, fond en pente douce |
| Potámi + cascades | Karlóvassi, puis sentier | Baignade et fraîcheur, pas les tout-petits |
| Limniónas / Votsalakia | Sud-ouest | Sable, départ vers Kerkis |
En saison, des bateaux relient Pythagório à Patmos. Skala au port, Chora en haut, monastère de Saint-Jean plus forteresse que chapelle, grotte de l’Apocalypse : l’ensemble est à l’UNESCO. On raconte que Jean y a écrit le dernier livre du Nouveau Testament, exilé sous Domitien. Une journée tient le circuit. Vérifiez les horaires de mer : hors juillet-août, les rotations se raréfient. Chaussures pour Chora, épaules couvertes au monastère.
Avant de partir
- Une seule base (Pythagório ou Kokkári), voiture ou scooter pour le reste. Le parking en centre de Pythagório se tend en août.
- Maillot et tongs pour la plage seulement. Églises, monastères, musées, villages de l’intérieur : épaules et genoux couverts. L’ouest et l’altitude restent plus traditionnels que le front de mer.
- Tunnel d’Eupalinos et bateau pour Patmos : confirmez l’ouverture et la mer la veille. Eau et chapeau pour Kerkis et l’Héraion, presque sans ombre.
Samos, en 2026, tient cinq à sept jours sans se presser : UNESCO le matin, crique l’après-midi, village le soir. Juin et septembre restent les mois où l’île se marche vraiment.