🎯 L’ESSENTIEL À RETENIR
- Cinq mini-évasions : Algarve, Malte, Sicile, Andalousie, Highlands. Quatre à sept jours, hors ponts de la Toussaint déjà tendus.
- Sud : journées souvent autour de 18 à 20 °C. Mer fraîche. On marche, on mange, on photographie. On se baigne peu.
- Highlands : 5 à 10 °C, pluie possible, nuit tôt. Glencoe ou Skye, pas les deux en quatre jours.
- Voiture utile en Algarve et en Écosse. Malte, Séville, Palerme se tiennent à pied et en bus.
- Réserver l’Alhambra et un hôtel central. Le reste se décide sur place, hors week-ends fériés.
Novembre n’est plus l’été, ce n’est pas encore Noël. Au sud, on marche encore en chemise le midi. Au nord, on cherche un pub après la brume. Les files d’août sont parties. Les chambres aussi, souvent, hors ponts.
J’ai gardé cinq mini-évasions. Quatre jours à une semaine. De quoi trancher où partir en Europe en novembre : encore un peu de lumière, ou de la pluie qu’on a choisie.
Où partir en Europe en novembre

En novembre, le sud reste le plus simple : Algarve, Malte, Sicile, Andalousie, souvent 18 à 20 °C le jour. Les Highlands tiennent si vous acceptez 5 à 10 °C, la pluie et la nuit tôt. Quatre à sept jours. Moins de monde qu’en été. La mer est fraîche : on marche, on se baigne peu.
Le pont de la Toussaint se remplit. Partez la semaine d’après, ou bloquez l’hôtel d’abord. Un seul décor par séjour. Palerme et l’Etna, oui. Palerme, Catane, Modica et un volcan le même week-end, non.
Algarve : falaises, ports, une voiture
Le Portugal revient souvent dans mes sacs. En novembre, je descends plus bas que Lisbonne. L’Algarve garde des journées autour de 20 °C, un soleil bas, des plages presque vides. Praia da Marinha se photographie sans parasol au premier plan. L’Atlantique, lui, pique : on marche, on ne nage pas forcément.
Lagos et Tavira suffisent pour le poisson grillé, un café sur le port, une ruelle blanche. Louez une voiture. Les bus collent mal aux criques. Deux bases, pas cinq stations balnéaires. Si vous voulez élargir vers Lisbonne ou Porto plus tard, les plus beaux endroits du Portugal se tiennent mieux en un autre voyage, pas collés à Faro dans la même semaine.
Malte : La Valette à pied
Malte reste douce, souvent autour de 20 °C. Assez pour les remparts de La Valette, Mdina en fin d’après-midi, un pastizzi trop chaud. Les temples de Ħaġar Qim se visitent sans la chaleur d’août. Le lagon bleu de Comino, lui, perd son intérêt : moins de bateaux, eau plus froide. Gardez-le pour un autre mois.
Trois à cinq jours. Un hôtel dans ou près de La Valette. Bus ou ferry, pas de voiture dans le centre. Si vous avez une matinée de plus, passez l’eau vers les Trois Cités de Malte : Birgu se marche, Senglea se regarde, on rentre avant la nuit. Mdina le même après-midi, c’est trop.
Sicile : Palerme, ou l’Etna, pas les deux en 48 h
Autour de 18 °C. Palerme ou Catane, selon l’aéroport. Marché du Capo, un arancino trop plein, une église baroque, et le soir une trattoria où l’on ne traduit pas le menu. Novembre coupe le flux des cars. Vous entrez, vous vous asseyez, on vous parle.
Cinq à sept jours. L’Etna se mérite : le sommet peut déjà tenir la neige, les routes ferment selon le vent. Une journée depuis Catane, si le ciel se tient. Sinon, un village de l’est, pas une course jusqu’à Agrigente. Posez une base. Changez de ville une fois, pas quatre.
Andalousie : palais sans la fournaise
Séville et Grenade se visitent enfin sans chercher l’ombre à 14 h. Journées souvent autour de 18 à 20 °C, nuits plus fraîches à Grenade, plus haute. L’Alcázar, l’Alhambra, Triana pour les tapas : le programme tient, à condition de réserver l’Alhambra. Novembre n’annule pas les créneaux horaires.
Quatre à six jours. Un train entre les deux villes, pas une voiture dans les centres. Flamenco le soir dans un tablao de quartier, pas un spectacle collé à la Giralda. Jambon, olives, un verre trop tôt. Si le ciel se gâte, les palais tiennent mieux qu’un musée de plus pour remplir la journée.
Highlands : brume, lochs, un coupe-vent
Là, on change de voyage. 5 à 10 °C, pluie fréquente, journée courte. Glencoe ou l’île de Skye, pas les deux en quatre jours. Les lochs gardent une lumière grise. Un pub, un plat chaud, des chaussures déjà mouillées.
Voiture presque indispensable. Les cars existent, ils mangent le peu de jour qu’il reste. Édimbourg en tête ou en fin de séjour, une nuit, pas trois musées. Coupe-vent, une couche au milieu, chaussures déjà prêtes pour l’eau. Au pub, une soupe et un feu suffisent. Le haggis, seulement si vous en avez envie.
Comment choisir sa destination en novembre
Le tableau que je sors quand on me demande où aller. Durées pour une mini-évasion, pas un tour d’Europe.
| Destination | Durée | Climat | Rythme |
|---|---|---|---|
| Algarve | 4 à 7 j | Doux, mer fraîche | Côte, voiture, ports |
| Malte | 3 à 5 j | Doux, marchable | Ville, ferry, pas de plage |
| Sicile | 5 à 7 j | ~18 °C | Une ville, l’Etna si le ciel tient |
| Andalousie | 4 à 6 j | Doux, nuits fraîches à Grenade | Palais, tapas, train |
| Highlands | 4 à 7 j | 5–10 °C, pluie | Une vallée, voiture, jour court |
Soleil et marche : Malte ou Andalousie. Côte et voiture : Algarve. Villes et table : Sicile. Nature : Highlands. Sur un week-end court, Malte ou Séville tiennent mieux que l’Écosse, où le jour manque déjà.
Avant de partir
- Un seul décor. Quatre jours, une ville ou une côte. Pas Palerme et Grenade dans le même billet.
- Couches, veste de pluie même au sud. Chaussures qui tiennent le pavé mouillé.
- Alhambra, hôtel central, voiture en Algarve et en Écosse : le reste peut attendre.
- Une CEAM avant le départ, même pour cinq jours. Elle ne remplace pas une assurance rapatriement.
Partir en Europe en novembre tient encore sans la cohue d’août. Restez court, au sud si vous voulez de la lumière, au nord si la brume vous va.