🎯 L’ESSENTIEL À RETENIR
- 48 h : Arles le matin, Pont de Gau, Saintes-Maries-de-la-Mer le soir. Une seule base.
- Parc ornithologique du Pont de Gau : 60 ha sur la D570, 4 km au nord des Saintes, ouvert tous les jours sauf le 25 décembre.
- Cheval et manade : chemins balisés, propriétés privées. Chiens en laisse. Camping sauvage interdit, dunes comprises.
- Avril–juin et septembre se marchent. Juillet–août : chaleur, moustiques, files sur la D570.
- Le delta est habité (riz, sel, taureaux). Ce n’est pas un enclos. Restez sur les pistes.
La Camargue, c’est le delta du Rhône, entre Grand Rhône et Petit Rhône, au sud d’Arles. Marais, étangs, rizières, salins. Chevaux blancs, taureaux noirs, flamants. Le Parc naturel régional, créé en 1970, couvre un territoire habité : Arles côté campagne, Port-Saint-Louis-du-Rhône, Les Saintes-Maries-de-la-Mer. Réserve de biosphère UNESCO depuis 1977, zone Ramsar : on y vit, on n’y campe pas n’importe où.
Pour découvrir les merveilles de la Camargue à travers ses activités et ses sites, je coupe court. Une mini-évasion de 48 heures à une semaine tient une ville, un village de mer, un site d’oiseaux. Le reste attend sept à dix jours. Je ne coche pas Vaccarès, les salins et une manade le même samedi d’août.
Arles, la porte d’entrée

Photo : Schofför / CC BY-SA 3.0
Arles ouvre le delta. Train depuis Marseille ou Avignon, puis voiture, vélo ou bus vers le sud. En 48 heures, je vois les arènes, le théâtre antique, le cloître Saint-Trophime, éventuellement les Alyscamps, et je pars. Le delta commence dès que la D570 quitte la ville. Ce n’est pas encore la mer.
La ville est inscrite au patrimoine mondial. Les monuments tiennent une matinée, pas trois jours, sauf si vous venez pour Van Gogh et les musées. Une visite guidée sert si l’architecture romaine vous parle. Sinon, café, marché le samedi, et on file. Parmi les endroits paradisiaques en France, la Camargue se gagne comme ça : moins de liste, plus d’horizon plat.
Je loge à Arles si j’arrive en train et si je veux des restos le soir. Je loge aux Saintes si le cheval et la plage priment. Pas les deux à cheval, la D570 se remplit vite l’été.
Les Saintes-Maries-de-la-Mer et le Pont de Gau
Les Saintes, c’est le village de mer du delta. Église fortifiée Notre-Dame-de-la-Mer, plages, ruelles, boutiques d’imprimés camarguais. Fin mai, le pèlerinage autour de Sara ramène du monde : chambres et tables se bloquent. Le Festival de la Camargue et du Delta du Rhône, lui, tombe en 2026 du 13 au 17 mai : sorties guidées, à pied, à cheval, en bateau. Hors ces dates, le village tient une fin d’après-midi et un coucher de soleil.
Quatre kilomètres au nord, sur la D570, le parc ornithologique du Pont de Gau reste le site le plus simple pour les oiseaux. Soixante hectares de marais, roselières, sansouires, observatoires. Flamants, hérons, aigrettes, parfois des rapaces. Accueil tous les jours sauf le 25 décembre ; la sortie reste ouverte jusqu’au coucher du soleil. Comptez une à deux heures, plus si vous faites les deux boucles. Pique-nique autorisé. Jumelles utiles, pas obligatoires : les flamants sont souvent près des passerelles.
Ce n’est pas la réserve nationale du Vaccarès, plus vaste, plus stricte, avec La Capelière côté est. Pont de Gau, c’est l’entrée pédagogique. Vaccarès, c’est un autre créneau, souvent une journée de plus, sans quitter les points d’observation autorisés.
Activités et sites : cheval, vélo, la digue
Le cheval camarguais naît sombre et blanchit en quelques années. Les centres autour des Saintes et de Méjanes proposent des promenades d’une à deux heures, y compris pour les débutants. Eau peu profonde, taureaux vus de loin, parfois la plage. Je réserve. Je ne sors pas des chemins. Les manades sont des propriétés, pas un décor.
À vélo, la digue à la mer part des Saintes vers l’est, entre Méditerranée et étangs. Piste de terre et de gravier, presque sans ombre. Cinq à huit kilomètres aller-retour suffisent pour voir lagunes et cavaliers. Plus loin, emportez de l’eau : il n’y a plus de café. Interdit de quitter la piste pour les dunes. Même logique que pour un week-end insolite en amoureux : un rythme, pas une chasse aux photos.
Randonnée : sentiers du musée de la Camargue, au mas du Pont de Rousty, toujours sur la D570. Canoë-kayak sur le Petit Rhône, plutôt encadré. La chaleur d’août n’est pas un détail. Chapeau, eau, anti-moustique : le parc le répète, et il a raison.
Une manade, si vous avez la demi-journée
Une manade, c’est l’élevage des taureaux et des chevaux. Les gardians y travaillent à cheval. La course camarguaise n’est pas une corrida : les raseteurs cherchent les attributs fixés entre les cornes, le taureau n’est pas mis à mort. Certaines manades, vers Le Sambuc ou Méjanes, ouvrent une visite : charrette, explications, parfois un repas (gardianne de taureau, riz). Je réserve directement. Je ne m’improvise pas dans un pré.
Si vous arrivez en camping-car, le delta se lit bien en étoiles depuis une aire, à condition de respecter l’interdiction de camping sauvage. Le même réflexe que pour réussir un premier voyage en camping-car : une base, des sorties, pas une nuit sur la dune de Beauduc.
| Durée | Ce que vous tenez | Ce que je laisse |
|---|---|---|
| 48–72 h | Arles, Pont de Gau, Saintes-Maries | Salins, Beauduc, Aigues-Mortes |
| 4–5 jours | + manade, digue, plage | Vaccarès + salins le même jour |
| 7–10 jours | + Salin-de-Giraud, Palissade ou Petite Camargue | Tout le delta en une boucle |
Avant de partir
- Une base (Arles ou Les Saintes), pas un aller-retour quotidien sur la D570 en août.
- Pont de Gau tôt ou en fin de journée. Eau, chapeau, anti-moustique. Chiens en laisse.
- Chemins balisés seulement. Pas de feu, pas de dune, pas de nuit improvisée.
Découvrir les merveilles de la Camargue à travers ses activités et ses sites, c’est tenir peu de choses : une ville romaine, un village de mer, des oiseaux à hauteur d’œil, éventuellement un cheval. Quarante-huit heures suffisent. Dix jours, vous ajoutez le sel et une manade. Le delta n’a pas besoin d’une liste plus longue.