🎯 L’ESSENTIEL À RETENIR
- Le risque n°1 pour un visiteur : le vol à la tire, plages, rues commerçantes, sorties tardives. Pas une ville à rayer.
- Été 2025 (juillet–septembre) : la mairie a annoncé une baisse d’environ 10 % des faits, d’après les chiffres du ministère de l’Intérieur.
- 1 185 vols déclarés en 2025, contre 1 354 en 2024. Le taux par habitant est faussé : ~42 000 résidents, beaucoup plus de visiteurs l’été.
- Plan Lloret Actua. Police locale : 111 agents l’été 2025. Urgences : 112.
- Fenals la nuit : plus d’agitation. Sant Pere et les collines : plus calme. Aucun quartier n’est « interdit ».
La réputation de Lloret de Mar précède souvent le séjour. Costa Brava, clubs, vieux reportages, « spring break » : on débarque déjà avec l’image d’une station dangereuse.
Je ne dresse pas de liste noire. En 2026, le sujet utile est plus terre à terre : sacs sur la plage, rues denses, alcool tard le soir. France Diplomatie le dit pour l’Espagne entière : les vols sont fréquents en zone touristique. Lloret n’échappe pas à la règle. Elle n’est pas non plus un cas à part.
Lloret de Mar est-il dangereux ?

Photo : Wikimedia Commons / CC BY-SA
Lloret n’est pas une ville à rayer. Pour un visiteur, le vrai sujet reste le vol à la tire : plage, rues commerçantes, sortie de clubs. L’été 2025, la mairie a annoncé une baisse d’environ 10 % des faits. Fenals bouge la nuit. Sant Pere et les collines restent plus calmes.
Le bruit des fêtards n’est pas une agression. La foule compacte, oui, fatigue. Dès que l’on s’éloigne des discothèques, le rythme change. Un couple qui cherche une soirée plus posée fera mieux de rentrer tôt, le même réflexe que pour un week-end insolite en amoureux : une table, une promenade éclairée, pas une ruelle inconnue à 2 h.
Les 1 185 vols déclarés en 2025 (1 354 en 2024, portail de la criminalité) restent élevés pour une commune de cette taille. Ils se lisent avec le tourisme : le dénominateur, ce sont les habitants, pas les dizaines de milliers de visiteurs d’août. Un taux « par 1 000 habitants » gonfle. Il ne dit pas que chaque rue est un piège.
Fenals, plages, commerces : rester lucide
Fenals, côté clubs, s’anime surtout après minuit. Tensions liées à l’alcool, bousculades, sollicitations lourdes : ça existe. On y reste en groupe, sur les axes éclairés, et l’on ne rentre pas à pied « pour gagner cinq minutes ».
Sur la plage de Lloret et le front de mer, le scénario classique tient en deux personnes : l’une distrait, l’autre prend le sac. Entre midi et 16 h, serviette seule, téléphone sous la chemise, c’est trop facile. Pochette étanche pour les clés. Documents et cartes au coffre de l’hôtel. Rien de valeur sans surveillance, même « deux minutes ».
Dans les rues commerçantes, sac fermé, devant soi. Les stands, les vitrines, un spectacle de rue : le regard part, le zip aussi. Dire non sans s’arrêter aux vendeurs à la sauvette. Les jeux de bonneteau, on passe. Même si un complice « gagne » juste à côté.
Sant Pere, Tossa, Blanes : le calme à côté
Sant Pere et les collines, un peu en retrait du front de mer, sont plus résidentiels. Jardins, villas, moins de néons. Pour une famille, c’est souvent une meilleure base que le premier hôtel collé aux clubs. On y dort. On redescend en journée.
Si le centre lasse, Tossa de Mar est à une vingtaine de minutes. Château, crique, poussettes plus faciles. Blanes, de l’autre côté, a une plage plus familiale. On change d’échelle pour une après-midi, sans quitter la côte.
Le Camí de Ronda longe la côte. Vue, criques, moins de monde qu’au Passeig. On part léger, on dit où l’on va, on rentre avant la nuit, le même réflexe que pour une randonnée avec bébé. Sa Caleta et les petites baies hors du sable central : moins de promiscuité, donc moins d’occasions pour un sac oublié.
Police, caméras, plan d’été
La mairie a un plan nommé Lloret Actua. L’été 2025, la police locale est montée à 111 agents, un maximum cité par la commune. Mossos d’Esquadra, police nationale, Guardia Civil et protection civile se coordonnent pour la saison. L’été 2026, le conseil local de sécurité a de nouveau prévu des renforts temporaires.
Des caméras de circulation et de sécurité couvrent des points du front de mer et du centre. Je n’en fais pas un filet magique. Elles aident les enquêtes. Elles ne remplacent pas un zip fermé. Le 112 marche. La police locale a un accueil pour les visiteurs en difficulté, en lien avec l’office de tourisme.
Les établissements de nuit sont sous ordonnances municipales : tapage, alcool aux mineurs, vigiles. Une fermeture en août coûte cher. Ça ne supprime pas toute altercation à la sortie. Ça explique pourquoi l’ambiance, hors quelques rues, n’est plus celle des reportages des années 80.
| Situation | Risque habituel | Réflexe |
|---|---|---|
| Plage, 12 h–16 h | Vol de sac, téléphone | Coffre d’hôtel, rien sans surveillance |
| Fenals après minuit | Alcool, bousculades | Groupe, axes éclairés, taxi officiel |
| Rues commerçantes | Pickpockets | Sac fermé, devant soi |
| Sant Pere / collines | Peu de monde | Base plus calme, centre en sortie |
Ce que je fais concrètement
Passeport original au coffre. Une copie papier et une copie sur le téléphone. Liquide de la journée seulement : la carte passe presque partout. Taxi blanc officiel, pas le premier bras levé à la sortie d’une boîte. Les raccourcis sombres font gagner trois minutes et en font perdre beaucoup plus si l’on se trompe de rue.
Je ne laisse pas un verre sans le surveiller. Je ne m’arrête pas pour un « contrôle » improvisé d’inconnus. En cas de vol, commissariat, déclaration, assurance. Sans papier, le consulat avance moins vite.
Une famille n’a pas besoin du même rythme qu’un groupe de 20 ans. Hôtel un peu en hauteur, plage le matin, Tossa l’après-midi, centre le jour. Le soir, on rentre. Même organisation que pour des vacances en famille : une seule base, un rythme court.
Avant de partir
- Coffre d’hôtel : passeport, cartes en trop. Sac fermé sur la plage et dans les rues denses.
- Nuit : rues éclairées, groupe, taxi officiel. Fenals n’est pas interdit ; on n’y improvise pas seul.
- 112. Une copie des papiers. Tossa ou Blanes si le centre lasse.
Lloret de Mar n’est pas dangereux au sens où on l’entend souvent. C’est une station dense, bruyante par endroits, où le sac part si on le lâche. Avec une base un peu à l’écart, des taxis officiels et le même réflexe qu’ailleurs en Méditerranée, le séjour tient. La Costa Brava, juste à côté, n’a jamais demandé qu’on reste collé aux clubs.