🎯 L’ESSENTIEL À RETENIR
- 48 h à pied : Arco Marchesale, centro storico, statue de Domenico Modugno, pont sur Lama Monachile, baignade à Cala Porto.
- 3 à 5 jours : grottes en barque et Monopoli. 6 à 10 jours : Alberobello, un village par jour.
- Train depuis Bari, une trentaine de minutes. Gare à une dizaine de minutes à pied du centre. Voiture dehors.
- Lama Monachile (Cala Porto) : galets, accès gratuit, escalier raide. En juillet-août, avant 9 h ou le soir.
- Grotta Palazzese : la voir de l’eau ou du belvédère. Ne bloquez pas la journée sur le dîner dans la grotte.
Polignano a Mare est posée sur une falaise calcaire, une trentaine de kilomètres au sud-est de Bari. On la traite trop souvent comme une halte photo. Quarante-huit heures tiennent les ruelles, le pont, une baignade sous les arches. Cinq jours si une barque dans les grottes et Monopoli glissent. Dix si la vallée d’Itria entre dans le voyage.
Je m’y arrête hors juillet-août quand je peux. Mai, juin, septembre 2026 restent marchables. Le centro storico se tient sans voiture : pavés, escaliers, valises trop larges coincées. Vous marchez.
Que faire à Polignano a Mare en 48 heures

Photo : Wikimedia Commons / CC BY-SA
En 48 heures, Polignano a Mare se visite à pied : Arco Marchesale, centro storico, statue de Domenico Modugno, Ponte Lama Monachile, Cala Porto. Une troisième journée ajoute les grottes en barque et, éventuellement, Monopoli. Juillet-août saturent la crique dès le matin ; mai, juin et septembre 2026 restent plus calmes.
Une chambre dans le borgo ou juste hors les murs, le pont au petit jour, la crique avant la file : le rythme d’un week-end insolite en amoureux, sans changer d’hôtel. Inutile de viser Alberobello le même après-midi. La chose à ne pas faire, c’est de descendre à Lama Monachile à midi en août avec un sac trop lourd : l’escalier est raide, la plage étroite, et vous remontez sous le soleil.
Centro storico, Arco Marchesale, Modugno
L’Arco Marchesale ouvre le centro storico. Pierre usée, passage bas, et derrière les venelles blanches. Je m’y perds une heure sans carte. Derrière la chiesa matrice (Santa Maria Assunta), une placette minuscule, parfois vide alors que le pont est plein. Les influences grecques, normandes, aragonaises se lisent dans les murs plus que dans un musée.
La tour de l’horloge (Palazzo dell’Orologio) rythme la piazza. Plus loin, la statue de Domenico Modugno, né ici en 1928, bras ouverts vers l’Adriatique. Nel blu dipinto di blu (« Volare ») a gagné Sanremo en 1958. Les gens s’y photographient. Moi, je m’arrête deux minutes et je continue vers le belvédère : la mer fait le travail.
Les poésies peintes sur certains murs, les bougainvilliers, les impasses : ça se prend tôt. À 11 h en août, c’est un couloir. Le soir, la pierre reprend une couleur plus chaude. Chaussures plates. Les talons n’ont rien à faire sur ces dalles.
Lama Monachile, pont, grottes
La crique s’appelle Lama Monachile, aussi Cala Porto. Un croissant de galets entre deux falaises, eau claire jusqu’au fond. Gratuite. L’accès descend depuis le pont, escalier raide. Voyagez léger : serviette, chaussures qui tiennent la pierre mouillée, pas le pique-nique de midi. En juillet, visez avant 9 h, ou le coucher du soleil. La baignade sous les arches du pont, oui. Poser cinq sacs au milieu de la crique, non.
Le Ponte Lama Monachile (pont bourbon du XIXe siècle) est le point de vue. On photographie la plage en contrebas, l’eau, les maisons accrochées. Tôt le matin, ou tard. À midi, vous photographiez surtout des têtes. Un autre balcon, près de la chiesa matrice, laisse un peu d’air quand le pont est pris.
Les grottes se voient mieux de l’eau. Une barque depuis le porto, une heure ou deux, le long des cavités. La Grotta Palazzese a servi de salle de fête dès le XVIIIe siècle ; un restaurant y occupe encore la terrasse ouverte sur la mer. Je la regarde depuis le bateau, ou du belvédère. Je ne construis pas la journée autour d’une table dans la grotte. Masque et tuba depuis les rochers, si la mer est calme. Sauter des falaises : seulement si vous voyez où vous tombez. L’eau n’est pas une piscine.
Si Lama Monachile est pleine, je marche vers d’autres criques, plus petites, plus de galets. Rien d’aussi cadrée. Sur 48 heures, je reste en ville. Sur cinq jours, un après-midi ailleurs, sans Alberobello derrière.
Table, caffè speciale, durées
Le panino al polpo se mange sur les rochers : pain, poulpe grillé, huile, parfois tomate ou roquette. On le prend à emporter. Les trattorias des ruelles, menu simple, files locales. Les terrasses collées au pont, photos collées au menu, je les laisse. Poisson du jour, orecchiette, crudo si la vitrine n’est pas déjà tiède. Le soir, on dîne tard.
Le caffè speciale est une invention d’ici : espresso, zeste de citron, crème d’amande, un peu de sucre. On le mélange sans casser la mousse. Je le prends en terrasse, pas en marchant. Un espresso ordinaire suffit si vous n’aimez pas le sucré.
La gare est sur la ligne adriatique. Une trentaine de minutes depuis Bari, une dizaine de minutes à pied jusqu’au borgo. Monopoli est la commune d’à côté, un train. Cinq jours, j’y vais un matin, je rentre nager ici. Pas les deux centres le même après-midi d’août. Alberobello, l’intérieur, une autre journée. Comme un week-end à Strasbourg, une seule base suffit : tout se croise. La voiture sert hors du centre, pas dedans. Parkings en périphérie, puis à pied. Même logique qu’un premier grand voyage en camping-car : le véhicule reste dehors, le village se marche.
| Durée | Ce que je fais | Ce que je laisse |
|---|---|---|
| 48 h | Arco, centro, Modugno, pont, Cala Porto, un soir en ruelle | Alberobello, dîner Palazzese, trois criques |
| 3 à 5 jours | + grottes en barque, Monopoli un matin | Trulli collés à la plage |
| 6 à 10 jours | Alberobello, éventuellement Ostuni ou Locorotondo | Descendre du train, photo, reprendre Bari |
L’aéroport de Bari est la porte d’entrée. Train ou SS16. Dans le borgo, oubliez de chercher une place : vous perdez l’heure que Lama Monachile voulait.
Avant de partir
- Lama Monachile avant 9 h en haute saison, ou le soir. Escalier raide : peu d’affaires, chaussures qui tiennent la pierre.
- Grotta Palazzese depuis l’eau ou le belvédère. Réservation du restaurant : seulement si c’est vraiment le projet, pas « on verra ».
- Monopoli et Alberobello : un par jour. Voiture hors du centro storico. Mai, juin, septembre 2026 plutôt que la mi-août.
Que faire à Polignano a Mare : 48 heures pour le pont et une crique, cinq jours si les grottes et Monopoli glissent, dix si les trulli entrent. Traiter la ville comme une photo entre Bari et Alberobello, c’est rater le séjour.